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Comment Renault va s'appuyer sur Nissan pour redresser la barre

A quelques jours de la présentation de son plan d'économies, il apparaît que le constructeur au losange a plus que jamais besoin de son partenaire.

Au-delà de son massif plan d'économies qui pourrait inclure fermetures d'usines et suppressions d'emplois, Renault a plus que jamais besoin de Nissan pour redresser la barre.

Son président Jean-Dominique Senard a voulu répartir les rôles de chaque constructeur au sein de l’Alliance pour éviter des doublons et ainsi économiser des coûts et des investissements.

Une trajectoire qu’il avait déjà tracé avant la crise mais qui devient vitale aujourd’hui, sûrement plus pour Renault que pour Nissan. Le partage des rôles dépend des atouts de chacun et illustre les rapports de force au sein de l’Alliance.

La Chine et les Etats-Unis pour Nissan

Renault héritera ainsi des marchés où il est le plus fort mais qui sont les plus en berne. Le constructeur pilotera la production et la distribution des véhicules de Nissan en Europe alors que le marché baisse. Renault dirigera aussi les technologies diesel, amenées à disparaître d’ici dix ans.

En revanche, Nissan prendra la tête des marchés américains et chinois, les deux plus importants du monde, où il est fort. Même chose sur les investissements dans les voitures électriques et autonomes, promises à un bel avenir.

Cette répartition des rôles montre en tout cas que l’homme fort de l’Alliance est bel et bien Nissan.

Mathieu Pechberty et OC