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Chez Dassault, les Rafale dépassent les Falcon

Les prises de commandes de Rafale avaient déjà été plus nombreuses en 2015 qu'en 2016

Les prises de commandes de Rafale avaient déjà été plus nombreuses en 2015 qu'en 2016 - Frederik Florin - AFP

Le groupe a annoncé ce jeudi 5 janvier avoir enregistré 36 commandes de Rafale contre 33 pour le Falcon, en 2016. Signe que le marché de l'aviation d'affaires reste compliqué.

Il y a bientôt deux ans, Dassault Aviation mettait fin à des années de disette, en signant avec l'Égypte un contrat de 24 avions de chasse Rafale, le premier à l'export de cet appareil ultra-sophistiqué mais qui avait jusque-là empilé les échecs.

Ce premier succès a créé un véritable appel d'air et d'autres contrats (Qatar, Inde) sont survenus. Au point désormais que Dassault rencontre bien plus de succès qu'avec sa gamme de jets d'affaires, le Falcon.

Ainsi, selon les chiffres annoncés ce jeudi 5 janvier par l'avionneur, Dassault a enregistré en 2016 36 prises de commandes pour le Rafale, qui correspondent en fait au contrat passé avec l'Inde.

Un environnement difficile

Soit trois avions de plus que les commandes prises l'année dernière pour le Falcon (33). "La faiblesse des prises de commandes est le reflet d’un marché de l’aviation d’affaires difficile", rappelle Dassault Aviation dans le communiqué.

Du coup, au 31 décembre 2016, le carnet de commandes de Dassault comptait deux fois plus de Rafale que de Falcon (110 contre 63), alors qu'un an auparavant, la balance penchait dans l'autre sens (83 Rafale contre 91 Falcon). Il est vrai que Dassault a livré beaucoup plus de Falcon que de Rafale l'an passé (49 contre 9).

Dassault n'est pas le seul à faire face à un environnement difficile sur l'aviation d'affaires. Selon des chiffres communiqués en août par la société ReportBuyer, au premier semestre 2016, les prises de commandes ont chuté de 19% (à 7,6 milliards de dollars) pour les 5 plus grands acteurs du marché. La société expliquait que les grands groupes faisaient face à une importante compétition sur les prix. Un autre problème, relevé par le PDG de Dassault Aviation, Éric Trappier, en début d'année, reste la mauvaise santé du marché de l'occasion. Les avions peinent à se vendre, les prix baissent, les stocks augmentent et le marché du neuf en pâtit.

J.M.