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Ce que Bombardier va faire de son activité ferroviaire

Le Canadien Bombardier fait régulièrement affaire avec la SNCF dans le ferroviaire.

Le Canadien Bombardier fait régulièrement affaire avec la SNCF dans le ferroviaire. - Hugh Llewelyn - Flickr - CC

Le canadien a officialisé son choix stratégique pour son activité ferroviaire ce jeudi: il compte introduire en Bourse une partie minoritaire de cette division.

Bombardier a tranché. Il ne cédera pas directement son activité ferroviaire à un autre industriel, mais va introduire une partie minoritaire de cette division en Bourse. Une opération qui interviendra d'ici à la fin de l'année, a précisé le groupe davantage connu pour son activité aéronautique, ce 7 mai.

Le canadien a choisi l'option d'un "premier appel public à l'épargne visant une participation minoritaire dans Bombardier transport" et permettant de renforcer la situation financière du groupe. Cette division qui fournit des rames de trains et de métros, ainsi que des équipements de signalisation et de contrôle, restera donc contrôlée par Bombardier. Les résultats de la branche qui vient de vendre une vingtaine de trains à la SNCF resteront consolidés dans les comptes du groupe.

Depuis début avril, les rumeurs de presse prédisaient que le groupe canadien à la fois présent dans l'aéronautique et le ferroviaire cherchait à se désengager de cette deuxième activité. Un moyen de se concentrer sur les défis qui se posaient à lui dans l'aérien.

Différentes options étaient à l'étude, selon Reuters, notamment une cession pure et simple dont le montant pourrait atteindre 5 milliards de dollars, avançait l'agence. Mais le gouvernement canadien avait alors annoncé avoir obtenu des garanties de l'industriel, qui lui aurait assuré que sa branche train n'était pas à vendre.

Alors qu'un mouvement mondial de consolidation est en cour dans l'industrie du train et du métro, les observateurs avaient envisagé un potentiel rapprochement avec le français Alstom, qui, depuis qu'il a vendu son activité énergie à l'américain General Electric, ne fait désormais quasiment plus que du transport.

A ce titre, Patrick Kron, le PDG d'Alstom, sur BFM Business mardi, a reconnu que "si demain il y avait des opportunités de croissance externe, on les regarderait". A la veille de l'annonce du canadien, l'artisan du rapprochement avec GE s'est borné à indiquer que "Bombardier a dit qu'il avait différentes options stratégiques et qu'il les examinait, on va voir si ça passe par nous ou pas". Reste désormais à voir si le Français sera tenté par l'achat d'actions Bombardier transport. 

Nina Godart