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CDG Express: le parlement donne son feu vert

La liaison doit permettre de relier Roissy à Paris en 20 minutes.

La liaison doit permettre de relier Roissy à Paris en 20 minutes. - Kenzo Tribouillard - AFP

Cette nouvelle liaison ferroviaire devrait relier l'aéroport de Roissy à la gare de l'Est à Paris en 2023.

Le Parlement a définitivement donné son accord à la liaison ferroviaire Charles-de-Gaulle Express. Elle doit mettre Roissy à 20 minutes du centre de Paris fin 2023. Le Sénat a voté dans le même terme le compromis adopté la veille par l'Assemblée.

Présenté comme un atout notamment pour la candidature aux Jeux olympiques de 2024, avec un train toutes les 15 minutes de 5 heures du matin à minuit, cette liaison est au centre d'un projet d'ordonnance confiant à une filiale commune SNCF-Aéroports de Paris le soin de réaliser ce chantier estimé à quelque 1,69 milliard d'euros. Elle sera financée en partie par une taxe sur les billets d'avion desservant Roissy mais seulement à compter de sa mise en fonction.

Après un passage du texte dans chaque chambre, députés et sénateurs étaient parvenus à un compromis sur le projet de loi du gouvernement en commission mixte paritaire. L'Assemblée l'a validé avec les votes favorables des socialistes, des radicaux de gauche et de LR. Au Sénat, le projet n'a été soutenu ni par les écologistes, ni par le groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC). Les autres groupes ont voté en sa faveur.

Argument de poids 

"Le projet, qui conjugue attractivité économique et développement durable, sera un argument de poids pour les candidatures de Paris aux Jeux olympiques et paralympiques et l'Exposition universelle", a mis en avant le secrétaire d'État au tourisme Matthias Fekl.

Si "cet accord marque un élan nouveau dans l'histoire chaotique" de ce projet, "il est évident que nous aurions pu faire beaucoup mieux sur le plan financier", a fait remarquer le rapporteur Louis Nègre (LR). "Je m'inquiète beaucoup d'une dérive des coûts", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'"il faudra rester plus vigilant quant à la dette de la SNCF".

Nicole Bonnefoy (PS) a rappelé que les accès actuels de Roissy-Charles-de-Gaulle, par lequel transitent 15 millions de visiteurs annuels chaque année, "sont aujourd'hui fortement congestionnés", par autoroutes comme par RER B. "C'est bien une partie de la qualité du voyage en France qui s'en trouve dégradée". "Le projet est dès lors nécessaire pour améliorer la qualité du voyage et de l'accueil de nos visiteurs, et donner une image plus moderne de notre pays", a-t-elle dit.

Pour Jean Desessard (Écologiste), ce projet "ne permet pas de doter l'Île-de-France d'un système de transport permettant à la fois une desserte aéroportuaire de qualité et des liaisons, directes et omnibus, au bénéfice des Franciliens, des salariés de l'aéroport et des voyageurs".

Une analyse partagée par Éliane Assassi (CRC) qui a qualifié le projet d'"inutile, coûteux et dangereux en développant une société à deux vitesses" car donnant "priorité aux usagers ayant les moyens de payer une offre dédiée". Le prix du billet doit être de 24 euros.

D. L. avec AFP