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Carlos Ghosn: le label France n'est pas "très efficace"

Carlos Ghosn s'est toutefois dit prêt à mettre en oeuvre ce label, si le consommateur y tient.

Carlos Ghosn s'est toutefois dit prêt à mettre en oeuvre ce label, si le consommateur y tient. - -

Le patron de l'alliance Renault-Nissan a jugé, ce mardi 28 mai, qu'afficher un label made in France sur les véhicules produits par le constructeur dans l'Hexagone, n'était "pas très efficace" sur un plan marketing. Toutefois, il est prêt à mettre en œuvre cette initiative si elle plait aux consommateurs.

Le label "France" ne convainc pas totalement Carlos Ghosn. Interrogé, ce mardi 28 mai sur France Inter, sur l'opportunité d'estampiller les véhicules d'un label origine France garantie, le patron de Renault a répondu: "nous le ferons. (Mais) nous ne pensons pas que sur le plan du marketing, c'est quelque chose qui est très efficace".

"Quand il y a une idée comme ça, nous ne la négligeons pas", a-t-il ajouté. L'origine des produits est "important(e)" mais "quand il faut faire un choix, combien ça pèse ? C'est plus discutable", a-t-il affirmé.

"Nous sommes très fiers de nos productions françaises. Nous labelliserons à la demande de notre marketing ce qu'il faut. (La question est de savoir) si on fait des initiatives qui sont efficaces sur le marché ou des initiatives, juste de relations publiques", a poursuivi Carlos Ghosn.

Reste que la France est le "premier marché (de Renault), donc contenter le consommateur français, c'est notre objectif numéro un. Nous souhaitons faire des choses importantes pour lui. Si le label France est important, nous le ferons".

Ghosn favorable au "say on pay"'

Par ailleurs, concernant l'encadrement de la rémunération des patrons, Carlos Ghosn s'est dit favorable au système du "say on pay".

Ce mécanisme, qui commence à se propager parmi les sociétés anglo-saxonnes, consiste à demander aux actionnaires de se prononcer ("say") sur la rémunération ("pay") des dirigeants de leur entreprise.

Le ministre de l'Economie et des Finances,Pierre Moscovici, a annoncé le 24 mai que le gouvernement avait renoncé à l'idée d'une législation spécifique pour encadrer les salaires des dirigeants du privé.

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J.M. avec AFP