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Carlos Ghosn: avec cet accord "nous voulons rétablir une confiance forte"

Pour Carlos Ghosn, l'accord fait quasiment l'objet d'un consensus

Pour Carlos Ghosn, l'accord fait quasiment l'objet d'un consensus - -

Le PDG de Renault-Nissan a définitivement signé avec les syndicats l’accord de compétitivité portant sur les usines françaises du groupe,ce mercredi 13 mars. Pour lui, le texte est "historique et exemplaire".

C’est désormais officiel. Ce mercredi 13 mars, la CFE-CGC, FO, la CFDT et Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan ont signé l’accord de compétitivité portant sur les usines françaises du constructeur tricolore.

Après des négociations qui ont duré cinq mois, les mesures incluses dans le texte vont pouvoir être appliquées.

Pour Carlos Ghosn, "il s’agit d’un accord historique et exemplaire. Pour une raison simple : c’est un accord qui se fait sans drame, qui ne se fait pas à la veille de l’annonce de résultats catastrophiques", s’est-il félicité devant la presse. Et de rappeler que "nos résultats 2012 ont été tout à fait convenables, ce qui ne nous a pas empêché de traiter un problème de compétitivité".

"Ce n’est pas un problème immédiat de court-terme, mais plutôt à moyen terme" a-t-il ajouté. L’accord doit ainsi permettre de réduire les coûts de production à hauteur de 300 euros par véhicule fabriqué sur le sol français.

"Des engagements fermes" pris par Renault

"Ensuite, il est rare que des accords de ce type fassent l’objet d’un consensus. Notre accord n’en est pas loin puisque trois organisations syndicales, parmi les plus représentatives, ont signé avec l’entreprise", a-t-il poursuivi.

"Enfin, dans cet accord il y a des engagements de l’entreprise qui sont datés, fermes et quantifiés", a fait valoir Carlos Ghosn.

Ce dernier a également expliqué préparer le long terme, via ce texte. "Nous voulons rétablir une confiance forte parmi tous les partenaires de l’entreprise, de façon à ce que nous puissions traiter le véritable enjeu : la compétitivité de Renault en général, et surtout la compétitivité de Renault sur ses bases françaises", a-t-il conclu.

Arnaud Montebourg a lui salué, dans un communiqué publié ce mercredi, un "contrat pour une nouvelle dynamique de croissance et de développement social de Renault en France".

J.M. avec BFM Business