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Bombardier Transport n'est pas à vendre

Bombardier produit tramways, métros, trains régionaux et à grande vitesse, qui lui ont permis de décrocher plusieurs contrats en France.

Bombardier produit tramways, métros, trains régionaux et à grande vitesse, qui lui ont permis de décrocher plusieurs contrats en France. - Mehdi Fedouach - AFP

Le gouvernement du Québec a indiqué, vendredi 10 avril, avoir obtenu l'assurance que la filiale de matériel ferroviaire du constructeur Bombardier n'était pas à vendre, contrairement à ce que des rumeurs sur le marché laissaient entendre.

L'industrie du transport subit un phénomène mondial de consolidation, et "il n'est pas exclu que Bombardier participe à cette réorganisation" a indiqué, dans un communiqué publié le 10 avril, le ministre québécois de l'Economie, Jacques Daoust. Mais cela ne doit pas forcément passer par une vente.

"J'ai eu la confirmation que la division Transport de Bombardier n'est pas à vendre", a-t-il après s'être entretenu plus tôt vendredi avec le président du conseil d'administration de Bombardier, Pierre Beaudoin.

Dans le cadre de cette restructuration, Bombardier "analyse (...) les différentes possibilités qui lui sont offertes", a-t-il ajouté. "Ils peuvent décider de faire une fusion d'égaux, une acquisition et aussi de ne rien faire", a-t-il nuancé ensuite sur Radio-Canada.

"Je suis très heureux de la confirmation que j'ai pu obtenir (vendredi) sur la volonté de l'entreprise de ne pas vendre sa division Transport", a mentionné le ministre.

Des informations de presse affirmaient vendredi que le constructeur étudie la possibilité de vendre ou d'introduire en bourse sa branche ferroviaire. Basée à Berlin, elle produit tramways, métros, trains régionaux et à grande vitesse, et sa valeur est évaluée à cinq milliards de dollars.

Des retards du le programme Cseries qui lui coûtent cher

Pour la directrice des communications de Bombardier, Isabelle Rondeau, a souligné qu'"il y a toute sorte d'options stratégiques sur la table et nous ne commenterons et ne spéculerons sur aucune rumeur".

La société a perdu plus d'un milliard de dollars l'an dernier en raison des retards de son programme CSeries, une nouvelle gamme d'avions long courrier avec lesquels Bombardier veut défier les A320 d'Airbus et les 737 de Boeing.

Face à ces déboires, Pierre Beaudoin avait été évincé de son poste de PDG en février, et avait succédé à son père à la tête du conseil d'administration de l'entreprise.

En février, a souligné à l'AFP Mme Rondeau, "nous avions dit que nous étudierons d'autres mesures (...), dont la possibilité que certaines activités d'affaires participent au regroupement qui s'opère au sein de l'industrie".

Après avoir monté de 5%, l'action Bombardier s'est repliée à la suite des déclarations du ministre et a terminé en hausse de 1,5% à 2,64 dollars canadiens en clôture à la Bourse à Toronto.

C.C. avec AFP