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BMW a-t-il espionné les Autolib' de Bolloré?

BMW explique n'avoir effectué que de "simples tests" sur les bornes de rechargement d'Autolib'.

BMW explique n'avoir effectué que de "simples tests" sur les bornes de rechargement d'Autolib'. - -

Autolib' a déposé plainte pour espionnage industriel, après que deux techniciens travaillant pour un sous-traitant du groupe allemand dont été placés en garde en vue, rapporte le Figaro de ce 10 septembre. BMW rejette les accusations.

Le groupe BMW a-t-il espionné les Autolib' de Vincent Bolloré ? Selon le Figaro de ce mardi 10 septembre, Autolib' vient de porter plainte pour espionnage industriel. Le journal rapporte que deux ressortissants allemands ont été placés en garde à vue par la Brigade d'enquêtes sur les fraudes aux technologies de l'information (Befti) de la Police judiciaire parisienne.

Ces deux techniciens travaillaient pour P3 Group, un sous-traitant de BMW. Des employés d'Autolib' les avaient repéré, le 5 septembre, en train d'effectuer des manipulations qu'ils jugeaient suspectes sur des borne de rechargement.

BMW conteste

BMW a ensuite fait savoir ce mardi 10 septembre qu'il rejetait vigoureusement les accusations d'espionnage. Le groupe allemand explique que dans le cadre du lancement de son véhicule électrique I3, il effectue actuellement des "tests de routine, à travers l'Europe, pour vérifier la compatibilité des recharges accessibles sur la voie publique".

"Ces tests ont pour seul et unique but d'identifier les réseaux de bornes de recharge que les véhicules électriques BMW seraient en mesure d'utiliser", poursuit l'entreprise.

Et de préciser les dates auxquelles ils ont eu lieu: les 21, 22 et 26 août. En revanche, le 5 septembre, jour de l'arrestation des deux techniciens dans le XVIIe arrondissement de Paris alors qu'ils intervenaient sur une borne, BMW assure qu'il "n'a ni conduit, ni mandaté aucun test".

J.M. avec AFP