BFM Business

Avec le Kadjar, Renault veut conquérir la Chine

Le Kadjar de Renault est présenté comme "le grand frère du Captur"

Le Kadjar de Renault est présenté comme "le grand frère du Captur" - Eric Piermont - AFP

Le constructeur automobile a présenté ce mardi 2 février son nouveau crossover. Présenté comme le grand frère du Captur, le Kadjar doit permettre la percée du constructeur en Chine.

Renault accélère sur le segment des crossover. Le constructeur français a ainsi levé le voile sur son nouveau modèle: le Kadjar. Derrière ce nom censé évoqué "la puissance et la force", selon Cécile Mandonnet-Dupic, responsable des appellations chez Renault, se cache donc le nouveau crossover de la marque au losange.

Au niveau du design, le véhicule se rapproche énormément de celui du Captur. Renault présente d'ailleurs le Kadjar comme "le grand frère" du Captur. Surtout, ce nouveau véhicule doit être un instrument de conquête pour le le constructeur français.

Le "fer de lance de l'offensive en Chine"

"En 2014, près d'un véhicule sur cinq vendu dans le monde était un crossover, avec une part de marché de 23% en Europe et de 26% en Chine. Ce segment est donc une véritable porte d'entrée pour les principaux marchés d'expansion visés par le Groupe", rappelle ainsi Renault dans un communiqué.

Voilà pourquoi Renault considère le crossover comme le "fer de lance de son offensive en Chine". Le modèle sera d'ailleurs le premier véhicule de Renault fabriqué en Chine, dans l'usine Dongfeng Renault de Wuhan. Pour le marché, européen c'est en Espagne que le Kadjar sera assemblé. Première livraison prévue : été 2015.

Pas de risque de cannibalisation

Est-ce que pour autant le Kadjar ne risque pas de marcher sur les plates-bandes de son cousin, le Qashqaï de Nissan? Carlos, le PDG de l'alliance Renault-Nissan, répond par la négative.

"Nous travaillons ensemble depuis 15 ans, nous avons toujours parlé de ce risque, et nous n'avons jamais rien vu. Pour une raison simple: quand vous examinez le pool client de Renault et le pool clients de Nissan, ils sont très différents. Et les recoupements, quand ils existent sont marginaux. Nous n'avons donc absolument aucune crainte de cannibalisation en matière de produit", a développé Carlos Ghosn, en conférence de presse.

Il a revanche expliqué le rôle joué par l'alliance dans la conception de l'automobile. "Tout ce qui concerne le développement technique, c'est-à-dire la plateforme, les motorisations, les pièces qui contribuent à la voiture sont faîtes en commun. Tout ça pour réduire les investissements nécessaires au développement de la voiture et pour permettre une meilleure compétitivité sur les coûts", a-t-il détaillé avant d'ajouter : "Par contre le design, le choix des matériaux, les fonctionnalités de la voiture, c'est typiquement Renault".

Julien Marion