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Avarie d'un 777: des passagers réclament 5 millions de dollars à United Airlines pour stress post-traumatique

Un réacteur d'un Boeing 777 a pris feu au-dessus du Colorado (États-Unis), le 20 février 2021.

Un réacteur d'un Boeing 777 a pris feu au-dessus du Colorado (États-Unis), le 20 février 2021. - MICHAELAGIULIA / TWITTER

L'explosion d'un réacteur avait forcé l'appareil à faire demi-tour. Aucun passager n'avait été blessé.

En février dernier, le réacteur d'un Boeing 777 de la compagnie américaine United Airlines prennait feu au-dessus du Colorado alors qu'il venait de décoller de Denver. Une pluie de débris étaient tombés sur une zone résidentielle alors que l'appareil faisait demi-tour pour se poser en urgence sans casse. Il a été par la suite montré que deux pales de la soufflante du moteur se sont cassées.

Impressionnante, l'avarie n'a provoqué aucune blessure chez les 231 passagers. Mais une partie d'entre eux a décidé de poursuivre la compagnie en justice à travers une action de groupe. Faisant état de "troubles de stress post-traumatique", ils exigent un dédommagement de 5 millions de dollars.

Expérience de mort imminente

Selon le cabinet d’avocats Clifford basé à Chicago, les voyageurs opportunistes affirment que l’explosion du moteur a "considérablement affecté leur santé mentale, leur causant une détresse émotionnelle sévère". "Presque tous ont vécu une détresse émotionnelle, une réponse naturelle à une expérience de mort imminente", décrit la plainte.

Ce type d'actions de groupe est courant aux Etats-Unis, elles se règlent le plus souvent à l'amiable avant procès grâce à un chèque. United n'a pas officiellement réagi à cette plainte.

Dans un rapport intermédiaire, l'Office national des transports et de la sécurité des États-Unis (NTSB) a répété, comme elle l'avait fait deux jours après les faits, que l'examen de la pale qui s'est fracturée près de sa base était "compatible" avec la "fatigue du métal". Ce phénomène physique implique que l'utilisation répétée d'un matériau peut entraîner sa déformation puis sa rupture.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business