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Autoroutes: les péages à la hausse pour financer des travaux

L'exécutif a fait le choix de ne pas faire financer ces travaux par les sociétés d'autoroute en échange d'un allongement de leur contrats de concession car la procédure "prendrait trop de temps".

L'exécutif a fait le choix de ne pas faire financer ces travaux par les sociétés d'autoroute en échange d'un allongement de leur contrats de concession car la procédure "prendrait trop de temps". - Raymond Roig-AFP

Le secrétaire d'État aux transports Alain Vidalies prépare un plan d'un milliard d'euros pour améliorer le réseau autoroutier. Il sera financé par les usagers par une hausse des péages, et par les collectivités locales.

Les péages des autoroutes françaises n'ont pas fini d'augmenter et de faire râler les automobilistes qui empruntent ce réseau. Le secrétaire d'État aux transports Alain Vidalies prépare un plan d'un milliard d'euros pour améliorer le réseau autoroutier qui sera financé par les usagers, via une augmentation des péages, et par les collectivités, déclare-t-il dans un entretien au Journal du Dimanche.

 "La négociation qui doit s'ouvrir demain porte sur l'accord des collectivités locales concernant leur participation. Et le reste sera financé par une augmentation du tarif des péages, qui sera comprise entre 0,3% et 0,4% par an entre 2018 et 2020", explique M. Vidalies au JDD.

"L'impact de l'augmentation sera faible. Par exemple, chez Cofiroute, l'augmentation prévue pour 2018 dans le contrat de concession est de 1,46%; on passerait à 1,76%. Prévue chez d'autres à 1,15%, elle monterait à 1,45%. Tout sera contrôlé par une autorité indépendante, l'Arafer", précise encore M. Vidalies. 

Les tarifs des autoroutes avait déjà augmenté d'1,12% en moyenne, au 1er février 2016, provoquant la colère des associations comme 40 millions d'automobilistes.

Le milliard de travaux pourrait générer 5.000 emplois

"Nous avons recensé les demandes des collectivités et établi une liste précise - qui n'est pas fermée - de 50 dossiers. Il y a 30 opérations routières, type échangeurs, véritablement d'intérêt pour les territoires. S'y ajoutent la création d'aires de covoiturage et des aménagements environnementaux comme des écoponts, des murs antibruit, pris en charge directement par les sociétés d'autoroutes".

Ce milliard d'euros de travaux d'ici 2019 devait permettre de créer 5.000 emplois, souligne-t-il. Le secrétaire d'État demandera lundi 19 septembre 2016 aux préfets de région d'engager des négociations avec les collectivités locales. Avec l'objectif de les finaliser d'ici au 30 septembre pour "engager les premiers travaux à la fin de l'année 2017".

L'exécutif a fait le choix de ne pas faire financer ces travaux par les sociétés d'autoroute en échange d'un allongement de leur contrats de concession car la procédure "prendrait trop de temps".

M. Vidalies s'est déclaré confiant dans le fait d'obtenir le financement des collectivités. "Ce ne sont pas des investissements disproportionnés, dans une période où les conditions d'emprunt sont bonnes avec des taux très bas", a-t-il justifié.

F.Bergé avec AFP