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Airbus veut accélérer les cadences de production de l'A320neo

Airbus veut accélérer la fabrication de ses A320neo. (image d'illustration)

Airbus veut accélérer la fabrication de ses A320neo. (image d'illustration) - Éric Cabanis - AFP

L'avionneur européen met la pression sur les motoristes qui, en 2017, n'ont pas réussi à livrer les moteurs dans les temps forçant Airbus à parquer des dizaines d'avions non livrables en l'état.

"Nous comptons bien livrer environ 800 avions commerciaux" en 2018, a déclaré Tom Enders, le président exécutif d'Airbus, à l'occasion de l'assemblée générale du constructeur aéronautique à Amsterdam. "Nous n'allons pas livrer des avions sans moteurs" a-t-il ajouté précisant que parmi ces avions parqués à Toulouse et Hambourg, plusieurs dizaines ont besoin de moteurs pour être livrés d'ici la fin de l'année.

Les motoristes Pratt & Whitney ainsi que CFM International (Safran-General Electric) ont eu des difficultés en 2017 à suivre la cadence de production de l'A320neo, la version remotorisée du moyen-courrier vedette d'Airbus. Airbus souhaiterait pourtant accélérer encore le rythme de production mensuelle de son appareil à succès afin de répondre à la demande du marché.

Mettre la pression sur les motoristes

L'avionneur va d'ores et déjà porter à 63 les livraisons mensuelles d'A320neo en 2019, contre 60 prévus initialement, mais le patron d'Airbus voudrait aller plus loin pour répondre à une forte demande. Fin mars, Tom Enders avait indiqué aux Matins HEC-Challenges, envisager de produire à terme jusqu'à 70-75 appareils par mois. Il compte donc visiblement mettre un peu plus la pression sur ses équipementiers, à commencer par les motoristes.

Safran qui a ouvert une nouvelle usine au Mexique est désormais en ordre de bataille pour livrer 2000 moteurs Leap (qui équipent à la fois les A320neo et les 737MAX). Mais en dépit de la perspective d'une nouvelle accélération des cadences de livraison, le motoriste reste prudent: "On ne veut pas s'engager tout de suite" a expliqué le président de Safran Aircraft Engines, Olivier Andriès interrogé par La Tribune.

A.M. avec AFP