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Air France: 2.900 postes sur la sellette et fermetures de lignes envisagées

Des postes sont menacés chez Air France.

Des postes sont menacés chez Air France. - Jacques Demarthon - AFP

La direction d'Air France a évalué le nombre d'emplois menacés. Ils concernent aussi bien les pilotes, le PNC que le personnel au sol. Mais elle prévoit aussi le retrait de long-courriers et la fermeture de lignes.

Le bras de fer entre la direction d'Air France et les syndicats de pilotes risque de faire des victimes. La direction d'Air France a évalué vendredi à 2.900 le nombre d'emplois menacés de disparition en 2016 et 2017, sans exclure de recourir à des départs contraints, a-t-on appris vendredi auprès de représentants syndicaux.

"Le nombre de postes supprimés sera de 300 pilotes, 700 PNC (les hôtesses et stewards) et 1.900 au sol", a détaillé l'un d'entre eux. Une autre source au sein du conseil d'administration du groupe Air France, réuni vendredi, a indiqué que le chiffre de 2.900 était présenté comme une estimation du sureffectif en 2017.

Par ailleurs, la direction prévoirait aussi le retrait de 14 avions long-courriers et la fermeture de 5 lignes. La compagnie retirerait "cinq avions à l'été 2016" puis "neuf autres" en 2017, en plus de la fermeture de cinq lignes sur le long-courrier à une date non précisée, a indiqué Didier Fauverte (CGT). "Ces points ont été présentés en conseil d'administration pour information mais aucun vote n'a été sollicité", a ajouté Didier Dague, administrateur (FO) représentant des salariés.

Sollicitée, la direction a refusé de commenter ces chiffres. Des détails seront donnés en comité central d'entreprise lundi. Le conseil d'administration d'Air France-KLM a mandaté jeudi la direction d'Air France pour mettre en oeuvre un "plan alternatif" au projet de développement "Perform 2020" initialement envisagé pour rattraper l'écart avec la concurrence, principalement sur le long-courrier. Il prévoit une réduction de l'activité et des effectifs.

La direction privilégie des plans de départ volontaires

Des départs contraints sont envisagés pour la première fois dans l'histoire de l'ex-compagnie nationale, dont l'État détient toujours 17,6%. Pour les navigants, la direction privilégie des plans de départ volontaires. "Si elle n'arrive pas à trouver assez de volontaires, la direction procèdera à des licenciements", selon un représentant syndical. Une information confirmée à l'AFP par Didier Dague, administrateur (FO) représentant des salariés.

Selon lui, le sureffectif pourrait être résorbé par des plans de départs volontaires. Pour les personnels au sol, il n'y aurait "que des plans de départs volontaires", selon la source syndicale, qui redoute cependant "quelques licenciements" dans les escales du sud est (Marseille, Nice, Corse) faute de volontaires en nombre suffisant. Le PDG d'Air France-KLM Alexandre de Juniac a assuré vendredi vouloir "privilégier les départs volontaires" et recourir de façon "exceptionnelle" et "en dernier recours" à des licenciements.

D. L. avec AFP