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A400M: le vol qui doit dissiper les craintes

Le premier vol d'essai d'un A400M depuis le crash a décollé mardi à 14h45 de l'aéroport de Toulouse-Blagnac et est attendu à Séville.

Le premier vol d'essai d'un A400M depuis le crash a décollé mardi à 14h45 de l'aéroport de Toulouse-Blagnac et est attendu à Séville. - Remy Gabalda - AFP

L'A400M effectue son premier vol depuis l'accident de samedi 9 mai. Pour restaurer la confiance des clients dans la fiabilité de cet appareil, le directeur du programme  est à son bord.

Trois jours après le crash de l'A400M, Airbus est bien décidé à démontrer sa confiance dans l'avion militaire. Sans attendre les résultats de l'enquête, le groupe effectue un nouveau vol d'essai cet après-midi. L'appareil a décollé vers 14h45 de l'aéroport de Toulouse.

Une opération de communication qui doit restaurer la confiance dans ce programme et redorer le blason de l'A400M.

Et qui de mieux pour assurer cette mission que le patron du programme en personne. Fernando Alonso participe à ce premier vol d'essai depuis l'accident. Cet espagnol nommé en janvier à la tête du programme A400M a été pendant des années le patron des essais en vol d'Airbus.

Retrouver la confiance des investisseurs

Avec cette opération de communication Airbus à plusieurs objectifs : rassurer les clients actuels, convaincre les pays intéressés par l'A400M de poursuivre les négociations, mais aussi retrouver la confiance des investisseurs.

Rien que lundi 11 mai, l'entreprise a perdu plus de 2% à la Bourse de Paris. Après une facture globale qui a dérapé de 10 milliards depuis 2003 et la provision d'une charge de 551 millions d'euros dans ses comptes de 2014, les investisseurs redoutent que l'accident oblige Airbus Group à revoir son calendrier de livraison pour 2015. Ce qui impacterait automatiquement les comptes de l'entreprise.

Mathieu Sévin