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Xavier Niel: "Free n'est pas à vendre"

Xavier Niel a révélé avoir refusé une offre de rachat de Lagardère

Xavier Niel a révélé avoir refusé une offre de rachat de Lagardère - -

Sur BFM Business, le fondateur et principal actionnaire de Free a prédit, vendredi 28 juin, que les prix allaient continuer à chuter sur le marché français des télécoms. Il a également affirmé qu'il ne voulait pas se désengager de Free.

"On n'est pas à vendre, on reste". Xavier Niel, principal actionnaire de Free, a écarté vendredi 28 juin toute idée de cession de l'opérateur. "A chaque fois que des gens sont venus nous voir pour nous acheter, on s'est posés la question: y'a-t-il encore de la croissance? Et la réponse a toujours été oui", a-t-il déclaré sur BFM Business.

Invité de l'émission C'est votre argent, le fondateur de Free a donc expliqué qu'il n'examinerait pas d'offres de rachat: l'acquéreur devrait proposer "une prime colossale -et là encore, je ne suis pas sûr..."

Il a révélé au passage avoir refusé de se faire racheter par Lagardère: "nous avons reçu en 2004 ou 2005 une offre de rachat formelle d'un groupe dont je ne dirai pas le nom, mais qui est actif dans les médias et l'aéronautique... C'était une très belle offre avec une très belle prime...", a-t-il déclaré.

Pas d'OPA sur Orange

Au passage, il a exlu de lancer une OPA sur France Télécom-Orange, jugeant cela impossible pour des raisons concurrentielles.

Mais il a rendu un hommage inattendu à son principal concurrent: "France Télécom-Orange est maltraité par les marchés boursiers, alors que d'autres de nos concurrents sont trop bien traités. Les marchés n'ont pas encore compris que France Télécom avait des matelas [pour compenser le recul du marché mobile français]. Ces matelas, c'est le contrat d'itinérance avec Free, et c'est le fait qu'ils sont présents dans d'autres pays".

Enfin, le trublion des télécoms français a estimé que les prix du marché "restent trop chers et vont continuer à baisser".

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Jamal Henni