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Vivendi se désengage totalement de Ubisoft

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- - Eric Piermont - AFP

Comme prévu depuis un an, le géant des médias a vendu ses dernières actions du spécialiste français du jeu vidéo après l’échec de sa prise de contrôle. Le Chinois Tencent en profite.

Fermez le ban ! Vivendi n’a officiellement plus aucune action de Ubisoft. Amorcé en mars 2018, le désengagement du géant des médias s’est achevé un an plus tard avec la vente derniers 5,87% du capital d'Ubisoft qu'il détenait encore (sur 27% à l’origine), pour un montant de 429 millions d'euros. Selon le communiqué, Vivendi "garde l'engagement de ne pas acquérir d'actions d'Ubisoft pendant cinq ans".

C’est donc la fin d’un véritable psychodrame dans le secteur du jeu vidéo. Depuis plusieurs années, Vivendi lorgnait sur l’éditeur français, numéro 3 mondial, qui reste une entreprise familiale. Sa direction était opposée à tout rapprochement, et s'était efforcée d'empêcher une prise de contrôle rampante ou une OPA du groupe.

Le Chinois Tencent à la rescousse

Pour contrer Vivendi, Ubisoft a trouvé deux partenaires : le fonds de pension Ontario Teachers (à hauteur de 3,4%) et surtout le géant chinois du numérique Tencent (à hauteur de 5%). Vivendi en profite néanmoins pour réaliser une belle opération : 1,2 milliard d'euros de plus-value, sur un prix de cession total de sa participation de 2 milliards.

Vivendi, qui détient l'éditeur de jeux pour mobiles Gameloft, "confirme" malgré tout "son intention de continuer à se renforcer dans les jeux vidéo", a-t-il souligné dans son communiqué.

La rédaction avec l'AFP