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Vivendi: baisse des résultats et flou stratégique

Vivendi peine à convaincre sur sa stratégie

Vivendi peine à convaincre sur sa stratégie - -

Le groupe, qui a publié ses résultats ce jeudi 29 août, vend un par un ses actifs pour éponger ses dettes. Cette cure d'amaigrissement laisse perplexe les experts qui s'interrogent sur l'avenir du groupe.

Quel avenir pour Vivendi ? Le groupe a présenté ce jeudi 29 août ses résultats semestriels, alors qu'il est en plein recentrage stratégique. Son bénéfice baisse de 11,2% au premier semestre. Le chiffre d'affaires ressort à 10,8 milliards d'euros, en baisse de 1,5% sur un an.

La tentative de métamorphose du groupe n'est pas toujours facile à suivre. D'où ce commentaire désabusé d'une experte des télécoms: "cela fait un an qu'on ne sait pas où ils vont". Sur le papier, le cap imposé par Jean-René Fourtou est pourtant clair : se recentrer sur les médias et les contenus. Mais alors pourquoi se séparer d'Activision, numéro un mondial des jeux vidéo, qui semblait coller parfaitement à cette nouvelle définition?

Pour éponger ses dettes, Vivendi cède un par un ses actifs les plus précieux, au risque de se saborder. On peut citer, à ce titre, la revente de l'opérateur Maroc Telecom. D'ailleurs, Philippe Capron, directeur financier du groupe, a déclaré ce jeudi: "nous espérons qu'au tournant de l'année, nous aurons réalisé la cession de notre participation dans Maroc Telecom".

Il a par ailleurs indiqué qu'aucune date n'avait pour l'instant été fixée pour la nomination d'un nouveau président du directoire en remplacement de Jean-François Dubos, ancien secrétaire général de Vivendi, qui occupe la fonction depuis le départ en juin 2012 de Jean-Bernard Lévy.

Un avenir menacé

Et si le projet de cession de la pépite brésilienne GVT est suspendu, c'est faute d'avoir trouvé un acquéreur assez généreux. Reste le cas SFR. Vivendi a déjà évoqué la possibilité d'une introduction en Bourse, premier pas vers une possible revente.

A l'issue de cette cure d'amaigrissement, ils resteraient donc Canal+ et Universal Music. "Je ne vois pas sur quel actif ils pourraient se redéployer", lâche une gérante, qui prédit carrément la disparition de Vivendi à moyen terme.

Tous ne sont pas aussi impitoyables. Mais les prochains mouvements du groupe vont être scrutés plus attentivement que jamais.

Anthony Morel et BFMbusiness.com