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UberPop: l'ultimatum "radical" des taxis au gouvernement…

Le ton est monté avec la relax d’un chauffeur Uber Pop et la suspension d'un arrêté qui réservait aux taxis et bus une voie de l'autoroute A1, entre l'aéroport Roissy et Paris.

Le ton est monté avec la relax d’un chauffeur Uber Pop et la suspension d'un arrêté qui réservait aux taxis et bus une voie de l'autoroute A1, entre l'aéroport Roissy et Paris. - Anne-Christine Poujoulat - AFP

Les organisations de taxis exigent que le gouvernement prenne des mesures immédiates contre UberPop. Elles menacent de lancer un mouvement national illimité avec une "grosse action" le 25 juin.

Le ton monte encore d’un cran entre Uber et les chauffeurs de taxi. Une intersyndicale de taxis (CFDT, CGT, FFTP, FNAT, FNDT, FNTI, FO, GESCOP, SUD, UNIT et UNT) a décidé ce mercredi 17 juin d'engager un mouvement national illimité à partir du 25 juin contre les services du type UberPOP, a annoncé le président de l'Union nationale des taxis (UNT). 

Ce mouvement, qui prendra des formes diverses selon les régions, pourrait notamment se traduire par des blocages ponctuels à l'abord des aéroports et des gares, a-t-on précisé à l'UNT qui assure néanmoins ne pas vouloir gêner les usagers.

Les organisations demandent au gouvernement de faire cesser "immédiatement" les applications mobiles qui organisent le transport entre particuliers, de type UberPop. 

L'intersyndicale annonce aussi qu’elle "soutient toute action locale ciblée, organisée dès ce jour" non seulement contre Uber, mais aussi contre Heetch, Djump et les autres sociétés qui "commercialisent et diffusent des applications illégales de promotion de travail clandestin".

La dernière chance pour le gouvernement

Il s'agit du premier appel concerté des fédérations et syndicats de taxis depuis la loi Thévenoud promulguée en octobre 2014. "C'est la dernière chance qu'on donne au gouvernement. La base attend de nous des messages forts, on est obligé de passer par cette étape de la radicalité", explique à l'AFP Abdel Ghalfi (CFDT). 

"Si, d'ici le 25, il n'y a pas une interdiction réelle des applications qui font du travail dissimulé, ce sera une grève illimitée avec une grosse action le 25 qui va concerner certainement des centres névralgiques de la capitale en province", prévient-il. 

Pour tenter d'apaiser leur colère, le gouvernement a promis ce mercredi de renforcer les contrôles et procédures contre les taxis non-professionnels en infraction. Plus de 420 procédures ont été engagées contre des chauffeurs UberPOP depuis le 1er janvier. 

Mais le ton est monté avec la relaxe d’un chauffeur Uber Pop ainsi qu’après la suspension, le 8 juin, d'un arrêté contesté par les VTC qui réservait aux taxis et bus une voie de l'autoroute A1, entre l'aéroport Roissy et Paris. Sur ce dossier, le gouvernement a indiqué qu'il allait former un pourvoi en cassation.

P.S. avec AFP