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Rythm, la start-up qui veut nous faire mieux dormir, lève 10 millions d'euros

Le financement réuni par Rythm lui a permis de construire une équipe de 50 salariés, spécialisée dans les domaines de l’ingénierie, des mathématiques et des neurosciences.

Le financement réuni par Rythm lui a permis de construire une équipe de 50 salariés, spécialisée dans les domaines de l’ingénierie, des mathématiques et des neurosciences. - Rythm

"Cette start-up française est en partie financée par Xavier Niel, le fondateur de Doctissimo et des fonds publics. Elle promet d'améliorer la qualité du sommeil avec un bandeau à porter la nuit. "

Se présentant comme une société de neurobiologie, Rythm a su trouver les mots pour séduire les investisseurs. Avec ses promesses de sommeil amélioré par un dispositif technologique, cette start-up a réuni 10 millions d’euros de financement. Les fonds proviennent de Laurent Alexandre, médecin, cofondateur de Doctissimo et investisseur dans une société belge de séquençage ADN, de Xavier Niel, qui accompagne la jeune entreprise depuis ses débuts en 2014 ainsi que de fonds publics qui s'élèvent à 3,5 millions d'euros.

Son premier produit est Dreem, un bandeau à porter la nuit autour de la tête pour améliorer la qualité du sommeil. Ce dispositif bénéficie d’une technologie de capteurs, réservée jusqu’ici aux laboratoires et instituts du sommeil. En les plaçant sur le crâne, ils analysent l’activité cérébrale en temps réel.

L' "intelligence" du bandeau permet à Rythm de déterminer quand envoyer des stimulations sonores à certains moments précis, en vue d’accroître la qualité de la phase clé du sommeil profond. Le système sait aussi gérer une phase de réveil programmé en évitant qu'elle se produise pendant cette phase de sommeil profond, pour limiter l'impression de fatigue.

Rythm teste son bandeau auprès du grand public

Vendu pour l'instant à 350 euros avec une application mobile pour iPhone et iPad, le produit Dreem n'est disponible qu'en quantité restreinte, via un programme d'essai auprès du public, auquel les consommateurs s'inscrit par Internet.

L'importance des fonds réunis permet à Rythm de financer une équipe de 50 salariés, spécialisée dans les domaines de l’ingénierie, des mathématiques et des neurosciences. Son personnel est réparti entre les effectifs consacrés à la recherche, basés à Paris, et une équipe installée à San Francisco, qui s'occupe du design.

Outre cette levée de fonds, Rythm est en train de mener des tests cliniques en collaboration avec l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA) et une équipe de recherche académique (EA 7330, Hotel-Dieu, Université Paris Descartes), afin d’évaluer le bandeau Dreem sur des personnes ayant des habitudes de sommeil "anormales".

Hugo Mercier, le PDG et cofondateur de Rythm le promet, le casque Deem n'est qu'un début: "Nous travaillons avec des doctorants experts et notre équipe d’ingénieurs et de scientifiques afin de trouver diverses solutions répondant aux problèmes du quotidien tels que la qualité du sommeil, l’apprentissage, le divertissement et bien d’autres secteurs qui n’ont pas encore été explorés".

Frédéric Bergé