BFM Business

OVH lève 267 millions d'euros

Les locaux d'OVH, près de Roubaix, en 2011.

Les locaux d'OVH, près de Roubaix, en 2011. - Philippe Huguen - AFP

La pépite française du web spécialisée dans l'hébergement de site a annoncé ce mardi 9 décembre une levée de fonds de 267 millions d'euros. Une opération qui illustre le succès d'OVH qui s'est imposé comme le leader européen de son secteur.

C'est l'une des pépites du web français: OVH, spécialisée dans l'hébergement informatique. La société tricolore a annoncé, ce mardi 9 décembre, une levée de fonds assez spectaculaire avec 267 millions d'euros.

"L'objectif est de se donner les moyens de devenir un acteur incontournable du cloud mondial, en mesure de rivaliser avec les plus grands américains", a indiqué son directeur financier Nicolas Boyer, cité dans un communiqué.

Cette levée de fonds vient prendre le relais de celle réalisée en mars 2013, d'un montant de 140 millions d'euros, dont la totalité a été dépensée pour financer les investissements des deux dernières années.

Trois années de développement assurées

"Cette opération, qui nous permet de diversifier nos sources de financement et d'allonger la maturité moyenne de notre dette, assure les trois prochaines années de développement", précise Nicolas Boyer.

"Elle financera un programme d'investissement de plus de 400 millions d'euros, le reste étant autofinancé, tout en conservant la structure actuelle du capital de l'entreprise", ajoute le directeur financier.

Une opération qui illustre bien le succès de l'entreprise qui a réussi à s'imposer comme le leader européen du secteur.

Révélé par Wikileaks

Car face au géant du cloud tels qu'Amazon, IBM et des autres OVH n'a effectivement pas l'intention de jouer les figurants. Il est ainsi numéro 3 mondial du secteur dans l'hébergement. En France, un site internet sur trois est logé sur ses serveurs.

Créé il y a 15 ans par une famille d'ingénieurs polonais, OVH pour "On Vous Héberge" s'est fait un nom il y a seulement quelques années au moment où Amazon, sous la pression du gouvernement américain décide d'arrêter d'héberger le site Wikileaks, en plein scandale.

Du coup le petit français lui tend les bras. On découvre alors cette start-up qui fabrique elle-même ses serveurs informatiques, avec un système de refroidissement maison qui lui permet de faire de grosses économies d'énergie. Une entreprise qui investit massivement en recherche et développement et qui veille jalousement à son indépendance.

Marie Coeurderoy avec BFMbusiness.com