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Orange va racheter le néerlandais Securelink pour 515 millions d’euros

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L’ambition européenne d’Orange Cyberdéfense se confirme aujourd’hui avec l’annonce du rachat de la société hollandaise Securelink pour un prix –très élevé- de 515 millions d’euros. La filiale d’Orange dope ses capacités de détection et d’intervention sur des incidents cyber au niveau européen. Secureling et ses 600 collaborateurs est très présent dans les pays nordiques.

Entrer au Top 3 européen du marché des services en cybersécurité d’ici à 2020, tel est l’objectif fixé par Stéphane Richard, le pdg d’Orange. Visiblement la filiale Orange Cyberdefense a décidé de sauter quelques marches pour parvenir plus vite à cet objectif en annonçant le rachat de la société néerlandaise Securelink pour 515 millions d’euros. Une acquisition payée au prix fort (près de 22 fois l’Ebitda) mais qui fait grimper Orange au range de 2eme acteur européen du secteur, juste derrière IBM, avec un chiffre d’affaires de plus de 600 millions d’euros.

Très présent sur les marchés nordiques, Securelink figurait parmi l’une des deux cibles prioritaires pour Orange. En plus de ses 248 millions d’euros de chiffre d’affaires, 2100 clients, cet intégrateur et ses 660 collaborateurs apporte dans la corbeille tout un tas d’expertises dont dispose déjà Orange Cyerdéfense (centres de surveillances SOC, outils de détection et de réponses aux attaques, revente de solutions matérielles et logicielles,…) mais qui s’étendent sur des pays où le français était moins présent. Securelink est notamment réputée pour ses capacités à intervenir rapidement dès qu’un incident cyber intervient et dispose d’une équipe reconnue dans le domaine baptisée Computer Security Incident Response Team (CSIRT)

Se positionner comme l’un des acteurs leaders dans les services de cybersécurité est un enjeu crucial pour Orange. Grands comptes, ETI, mais aussi les acteurs du cloud de plus en plus présents auprès des entreprises cherchent aujourd’hui à bénéficier de solutions globales de sécurité qui englobent à la fois la sécurisation des systèmes d’information de leurs sièges mais aussi celles de leurs sites distants et des collaborateurs nomades et dotées en outres de solides expertises en matière de détection et d’interventions rapides en cas d’incident. Les attaques de tout type prolifèrent à une telle échelle qu’il devient compliqué de s’adresser à moult fournisseurs en la matière. Le côté guichet unique devient de plus en plus privilégié en la matière. Et s’il peut en plus apporter un critère de proximité géographique, le tour est joué. Ce qui explique sans doute cette acquisition payée au prix fort. Un renfort qui fait suite à celui du britannique SecureData en janvier dernier.