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Les PME s'organisent contre les cyberattaques

Jim Stickley, spécialiste de la sécurité informatique

Jim Stickley, spécialiste de la sécurité informatique - -

Le nombre d'attaques contre les entreprises a augmenté de 42% l'an dernier, selon les chiffres du Symantec. Pour lutter contre ces attaques, les entreprises font de plus en plus appel à des spécialistes.

Les entreprises sont toujours plus touchées par les cyberattaques. Selon le rapport annuel du spécialiste de la sécurité informatique Symantec, le nombre d'attaques ciblées a augmenté de 42% l'an dernier. Les PME notamment, sont de plus en plus visées car moins protégées. Face à ces menaces, certaines entreprises font appel à des testeurs professionnels. Leur métier : tenter de s'infiltrer dans les systèmes informatiques de ces sociétés et voler des informations. Et certains sont même devenus des stars.

C'est le cas de Jim Stickley, une sorte de James Bond de la cybersécurité. Il a beau être un hacker, rester derrière un ordinateur, très peu pour lui. Son truc, c'est l'infiltration. Les entreprises font appel à lui pour tester leur niveau de sécurité informatique. Sa technique : le déguisement. Un faux uniforme de pompier, un talkie-walkie qui crachote et un badge acheté sur internet et les portes des entreprises s'ouvrent en grand.

Des tests très courants

Il suffit d'affirmer que l'on vient faire un contrôle des installations et de prendre un ton convaincu. Ne reste plus qu'à brancher sur l'ordinateur des employés des clés USB pour siphonner leurs informations. Jim Stickley se vante d'avoir "cambriolé des banques et pénétré des sites gouvernementaux". Pour leur bien, évidemment.

Ces tests sont très courants, selon un expert du secteur. Se faire passer pour un réparateur de photocopieuse ou laisser traîner des clés USB vérolées sur le parking d'une entreprise, tous les moyens sont bons pour exploiter la crédulité humaine. Comme le répètent les experts, en matière de cybersécurité, le problème n'est pas dans l'ordinateur, il se situe souvent entre le clavier et la chaise.

Anthony Morel