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Les moteurs du nouvel intranet de Vinci Autoroutes

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La volonté de créer un canal d'information commun à ASF, Cofiroute et Escota et de favoriser les synergies entre ces entités ont conduit Vinci Autoutes à déployer un intranet groupe, doté de fonctions collaboratives et sociales.

Il y a quelques semaines, Jérémy Campion, Chargé de communication digitale chez Vinci autoroutes, ouvrait une communauté Télépéage. Elle a pour but de cibler les responsables de région, les téléopérateurs et les agents commerciaux de Cofiroute, son employeur, ainsi que ceux d'ASF et d'Escota, qu'elle alimente en informations.

C'est le type d'initiative que cherche à encourager Vinci Autoroutes, la structure qui chapeaute ces trois entreprises. « Nous avons réussi à faire émerger des communautés transversales », se félicite Antoine Gardette, responsable communication intranet collaboratif. 

Ce n'était pas possible avant la sortie d'Agora, une plate-forme commune aux trois réseaux autoroutiers. Jusqu'alors, chacun d'eux avait son propre intranet et les passerelles étaient quasi inexistantes. L'ambition d'Agora est double : développer une culture d'entreprise en communiquant sur les actions menées à l'échelle de Vinci Autoroutes, ce qui se fait déjà à l'extérieur, et encourager les synergies entre les équipes, quelle que soit leur entreprise de rattachement.

Communication, collaboration et social sur une même plate-forme

Techniquement, la plate-forme s'appuie sur l'outil Sharepoint 2010, utilisé pour motoriser l'intranet de communication et les espaces de travail partagés, auquel a été adjoint le mur de discussions du logiciel de Calinda Software. « Nous ne souhaitions pas séparer l'intranet de la collaboration et du social », déclare Stéphane Rousseau, DSI de Vinci Autoroutes. Ces activités doivent se nourrir mutuellement. Un réseau social d'entreprise installé en marge de l'intranet aurait moins de chances de réussir à s'imposer.

Aujourd'hui, les pratiques sociales (mises en relation des individus entre eux, conversations, commentaires...) sont encore peu développées. Cela n'a rien d'anormal, il faut du temps pour que se libère la prise de parole et le module de Calinda Software n'a été activé que dans un second temps.

La possibilité laissée aux collaborateurs de créer des communautés extra-professionnelles devrait les aider à s'approprier l'outil sans crainte des répercussions d'une mauvaise manipulation. L'adoption de la collaboration a été, en revanche, plus rapide. Des espaces de travail, dont quelques-uns transverses, se sont créés spontanément pour publier de l'information métier, partager des documents et des agendas, suivre l'avancement de projets.... une première étape généralement incontournable.

Eric Robert