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Les banques testent une nouvelle arme anti-fraude pour les achats sur Internet

FAST’R by CB est la nouvelle offre de sécurisation des paiements en carte bancaire sur internet, testée par quelques banques françaises.

FAST’R by CB est la nouvelle offre de sécurisation des paiements en carte bancaire sur internet, testée par quelques banques françaises. - Denis Charlet-AFP

Arkéa, BNP Paribas et la Société Générale testent des paiements en ligne utilisant une nouvelle technologie anti-fraude. Basée sur une analyse informatique poussée des transactions, elle vise à dispenser les internautes de saisir des codes au moment de payer pour ne pas pénaliser l'achat en ligne.

Comment mieux sécuriser les paiements par carte bancaire sur Internet sans compliquer la procédure d'achat pour l'internaute? C'est tout l'enjeu des tests techniques menés actuellement par des banques: avec des consommateurs pour Arkéa, et avec des commerçants pour BNP Paribas et Société Générale.

Avec l’entrée en vigueur, le 14 septembre 2019, de la directive européenne sur les services de paiement (DSP2), les enjeux sont de taille avec un marché de l'e-commerce qui devrait atteindre en France, en 2018, près de 100 Milliards d’euros, explique-t-on au groupement CB (carte bancaire). Cet organisme conduit ces tests de pair avec les banques en s’appuyant sur les infrastructures techniques d’equensWorldline et de STET.

Baptisée "FAST’R by CB", la technologie employée pour sécuriser les paiements en ligne repose sur une analyse informatique poussée au moment des transactions. Cet examen est réalisé par des outils d’analyse de risque, ajoutée à l’expertise en matière de lutte contre la fraude du groupement CB croisés à ceux des commerçants et des banques. Le but final est de valider le paiement en ligne sans avoir à passer systématiquement par l'authentification forte préconisée par la directive européenne DSP2. Ce système suppose l'échange et la saisie de code par l'internaute pour qu'il valide son paiement.

"Il n'est pas pensable d'imaginer qu'en un an, on va à la fois généraliser de nouvelles méthodes d'authentification forte et former tous les consommateurs à les utiliser en lieu et place du mot de passe à usage unique par SMS", expliquait il y a quelques jours dans Les Echos, Loÿs Moulin, directeur du développement au sein du groupement Cartes Bancaires CB.

L'autre enjeu des tests menés actuellement, plus "politique", est d'assurer aux banques françaises la maîtrise technologique de leur outil anti-fraude et du stockage de données des clients, face aux mastodontes des cartes bancaires que sont Visa et Mastercard. "Avec la réglementation sur la protection des données personnelles, les données de paiement utilisées dans le cadre de FAST’R by CB sont exploitées exclusivement aux fins de la lutte contre la fraude et stockées en France" souligne le groupement CB.

Frédéric Bergé