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Le géant chinois des télécoms Huawei s'européanise

Huawei rêve d'un parcours à la Samsung en Europe

Huawei rêve d'un parcours à la Samsung en Europe - -

L’équipementier chinois a annoncé, lundi 10 décembre, l’ouverture d’un centre de recherche et de développement en Finlande. Plus largement, le groupe entend faire du Vieux Continent "un marché domestique".

Huawei part à la conquête de l'Europe. L'équipementier télécoms chinois a annoncé, lundi 10 décembre l'ouverture d'un nouveau centre de recherche et développement en Finlande ainsi que l'intention de doubler ses effectifs en Europe, dans les trois à cinq ans, pour atteindre les 14 000 salariés. Le Vieux Continent est devenu un élément clé de la stratégie du groupe.

Ainsi pour Huawei, "l'Europe devient un marché domestique". C'est ce que disait récemment à la rédaction un porte-parole de ce groupe chinois à l'appétit pantagruélique.

Aujourd'hui, il réalise 15% de ses ventes sur le continent, un peu plus de 3,5 milliards de dollars, soit environ 2,9 milliards d'euros. Mais cela ne suffit pas.

Deux axes pour la stratégie d'Huawei

Sa stratégie de conquête, Huawei la déroule selon deux axes. Dans les réseaux, le groupe travaille avec tous les principaux opérateurs. En France, Orange, SFR et Bouygues comptent parmi ses clients. L’entreprise chinoise va être particulièrement active sur le déploiement de la 4G, le très haut débit mobile.

Deuxième axe : les terminaux, les téléphones eux-mêmes : Huawei fabrique des smartphones, et, après avoir passé des années à les vendre en marque blanche dans les boutiques des opérateurs, n'hésite plus à se vendre sous son propre nom.

Le groupe se rêve un parcours à la LG ou à la Samsung, des marques asiatiques inconnues des Français il y a encore quelques années et qui ont su s'imposer comme des grands noms de l'électronique. Ironie de l'histoire, c'est en Finlande, à quelques kilomètres du siège de Nokia que le groupe va installer un site pour réfléchir à l'avenir du mobile. Le XXe et le XXIe siècle de la téléphonie côte à côte.

Anthony Morel