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Le cloud, un facteur d’innovation pour le Club Med

Parmi ses raisons d’adoption du cloud, Stéphane Kersulec, DSI du Club Med insiste sur la capacité de ce type d'infrastructure à gérer plusieurs environnements de tests en parallèle.

Parmi ses raisons d’adoption du cloud, Stéphane Kersulec, DSI du Club Med insiste sur la capacité de ce type d'infrastructure à gérer plusieurs environnements de tests en parallèle. - BFM Business

La puissance de calcul qu’offre le cloud permet au groupe de tourisme de tester des solutions potentiellement pérennes.

Le Club Med n'a pas attendu de passer sous pavillon chinois pour entamer sa transformation numérique. "En ce qui concerne le cloud, la réflexion chez nous a été de deux ordres", raconte Stéphane Kersulec, DSI du groupe depuis sept ans. Le premier chantier a porté sur la transformation du mainframe pour qu’il soit éligible à l’offre cloud. Le deuxième a concerné la création d’applications de réservation que le Club Med souhaitait donc héberger à distance. Le groupe de tourisme spécialiste des villages de vacances doit en effet progressivement transformer ses canaux de vente et donc ses dispositifs informatiques. Le marché chinois est par exemple en plein essor et les consommateurs y sont habitués à commander directement depuis leurs smartphones, il faut donc adpater le site et le système de back office à cette utilisation mobile.

Invité de Frédéric Simottel dans l’émission 01 Business Forum l’Hebdo sur BFM Business TV, Stéphane Kersulec a expliqué que la célérité de mise en place du dispositif et la possibilité d’avoir plusieurs environnements de tests en parallèle ont été les principales raisons d’adoption du cloud computing.

"Au départ de la transformation du système, il y avait une histoire de coût (…) On avait besoin de beaucoup plus de puissance pour pouvoir servir le même chiffre d’affaires (…). Le cloud a également répondu à nos attentes pour tester des services sans implémenter de grosses solutions. Dans ce cadre, les applications as-a-service se sont montrées assez intéressantes", a déclaré celui qui s’est vu décerné le Grand Prix du DSI de l’année 2014 par le magasine IT for Business. Pour lui, "le cloud est un facteur d’innovation", il permet de tester rapidement des solutions potentiellement pérennes pour son entreprise.

Quant à l'avenir, le DSI dit étudier des "solutions technologiques qui permettraient de construire (notre) propre cloud en interne" mais il veutaussi "garder une certaine indépendance" sur le cœur de business du groupe.

Adeline Raynal