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Gemalto va supprimer 288 emplois en France

Gemalto va réduire de 10% ses effectifs en France.

Gemalto va réduire de 10% ses effectifs en France. - Gerard Julien - AFP

Le spécialiste français de la sécurité numérique va réduire de 10% ses effectifs en France. Des licenciements semblent inévitables.

Le spécialiste français de la sécurité numérique Gemalto a annoncé ce jeudi la suppression de 288 emplois en France - soit près de 10% de ses effectifs dans le pays -, en raison de difficultés sur ses marchés historiques des cartes SIM et des cartes bancaires à puces.

"Le projet de réorganisation présenté ce jour concerne les différentes activités opérationnelles, liées en particulier à la carte SIM et à la carte bancaire, ainsi que les fonctions support du groupe dans leur ensemble".

Le groupe français est notamment confronté à un trou d'air après la conversion - tardive, et très rapide - des États-Unis aux cartes à puces. Les banques, magasins et autres organismes de crédit croulent sous les stocks après en avoir acheté trop, et une normalisation du marché n'est pas attendue avant plusieurs trimestres.

262 licenciements envisagés

En outre, le marché traditionnel de la carte SIM ne croît plus en volume, et décroît en valeur, tandis que sa remplaçante, l'e-SIM - une carte intégrée aux appareils -, tarde à décoller.

"Gemalto est donc contraint d'étendre les efforts de rationalisation à ses activités en France afin de rester compétitif sur ses marchés historiques, mais également de soutenir le développement de ses relais de croissance que sont les activités Programmes gouvernementaux, Machine-to-Machine (les objets connectés, NDLR) et Entreprises", a expliqué la direction dans un communiqué. "Le projet de réorganisation présenté ce jour concerne les différentes activités opérationnelles (...) ainsi que les fonctions support du groupe dans leur ensemble", a-t-elle détaillé.

Les 288 suppressions d'emplois concernent les sites de Gémenos et La Ciotat (Bouches-du-Rhône) et Meudon (Hauts-de-Seine), avec "262 licenciements potentiels maximum" et une trentaine de reclassements envisagés, selon une porte-parole.

Y.D. avec AFP