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Edito : apprendre à travailler autrement

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Deux facteurs portent le succès des projets d'entreprise 2.0. Sans le sponsoring des directions générales, ces initiatives courent à l’échec. Ensuite il faut motiver les collaborateurs pour qu'ils comprennent très vite l'intérêt qu'ils pourront en tirer s'ils participent.

C’est toujours en période de crise ou de doute que l’on se met à imaginer des nouvelles méthodes de gestion, de nouveaux modèles d’organisation pour améliorer encore son propre rendement, la productivité de son équipe et contribuer à la compétitivité de l'entreprise.
Et si comme l’affirmait déjà l'an passé Henry Peyret, analyste chez Forrester : « Les plateformes de réseaux sociaux d’entreprise (RSE) apportent de 5 à 15% de productivité supplémentaire », il est évidemment temps de se lancer. D’autant que ces outils peuvent aider une entreprise à se démarquer sur un marché fortement concurrentiel. Les exemples ne manquent plus aujourd'hui. De sociétés hyoer idustrialisées comme d'entreprises spécialisées dans le service.
Au delà de faciliter les échanges internes, de favoriser la création de communautés autour de projets, de pole de connaissances ou de partage d’expériences, les RSE offrent ainsi des ouvertures vers le monde extérieur. Ils aident des clients à interagir avec leur fournisseur, les partenaires à suivre de près les avancées d’un projet, etc. Séduisant, le concept nécessite cependant une importante volonté dans la conduite du changement, un accompagnement rigoureux et surtout l’implication de tous les niveaux du management.
Témoignage après témoignage, nous nous rendons compte à la rédaction de 01Business à quel point lorsque le sponsoring des directions générales ou de hauts cadres dirigeants n’est pas assuré, les projets d’entreprise 2.0 courent à l’échec.

Récompenser les meilleurs contributeurs

Un autre point concerne l’animation du réseau, sa vie et sa perénnité. Sans un animateur (ou une équipe d’animation) motivé, le projet s’éteindra peu à peu. Il faut par contre bien réfléchir au modèle de compensation ou de récompense. Personne ne peut se permettre aujourd'hui de contribuer à un réseau social sans connaître d'emblée les avantages qu'il pourra en tirer en terme de notoriété, de réputation, de collecte de connaissances, d'enrichissements personnel et professionnel, de responsabilités nouvelles ou plus concrètement en termes financiers.
Concernant les sujets suivis, il faut choisir des thématiques précises pour que les conversations et les échanges soient constructifs. Enfin, tout cela doit forcément s’accompagner de la volonté des collaborateurs à apprendre à travailler autrement et des moyens mis en oeuvre pour les inciter à se lancer.Le train de l’entreprise 2.0 démarre à peine mais il est déjà temps d’accrocher les wagons.

Frédéric Simottel