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Airbnb: "nous payons nos impôts de manière totalement légale"

Olivier Grémillon, le directeur Europe & Afrique de Airbnb, était l'invité de BFM Business ce mercredi 23 juillet.

Olivier Grémillon, le directeur Europe & Afrique de Airbnb, était l'invité de BFM Business ce mercredi 23 juillet. - -

Olivier Grémillon, le directeur Europe & Afrique de Airbnb, était l'invité de BFM Business ce mercredi 23 juillet. Il a répondu à l'enquête de BFM Business sur les pratiques fiscales de son groupe.

Airbnb n'en finit plus de croître. Le site propose aujourd'hui des hébergements dans 34.000 villes, 190 pays, revendique 1 million de réservations par mois. Créé en 2008, il est parvenu à lever 500 millions de dollars de fonds en avril, et sa valorisation atteint plus de 10 millions de dollars.

En cette période de pic d'activité, Olivier Grémillon, le directeur Europe & Afrique de Airbnb, s'est félicité sur BFM Business ce 23 juillet d'avoir atteint la semaine dernière un record: 330.000 personnes dormaient dans un logement Airbnb dans le monde.

Il a accepté de répondre aux polémiques liées aux impôts et aux taxes payées par le site qui fournit des services immatériels. Notamment sur l'enquête de BFM Business sur les montages d'optimisation fiscale d'AirBnB.

"La tendance [de monétiser l'accueil de visiteurs] n'existait pas il y a dix ou quinze ans, donc dans la plupart des cas, il n'y a pas de loi pour réglementer tout cela. En France, la loi Alur clarifie les choses: soit vous êtes propriétaire de votre logement, auquel cas vous faites ce que vous voulez, soit vous êtes locataire et il faut réclamer des autorisations", rappelle Olivier Grémillon.

Airbnb est soumis à la TVA

Les hôtels reprochent à Airbnb de ne pas payer une TVA à laquelle eux sont soumis. "C'est faux", répond Olivier Grémillon. "Il y a des taxes payées par Airbnb sur ses commissions, de la TVA reversée aux différents gouvernements, il y a les taxes que paient les locataires, comme la taxe de séjour. Enfin les propriétaires, qui gagnent de l'argent, déclarent les revenus générés dans leurs impôts", souligne-t-il.

Sur l'enquête de BFM Business, qui montre comment Airbnb échappe à des impôts trop lourds en France via d'inventifs montages d'optimisation fiscale, Olivier Grémillon répond simplement que "nous payons nos impôts dans tous les pays dans lesquels nous sommes présents de manière totalement légale".

En France, le groupe annonce avoir payé 97.000 euros d'impôts pour un chiffre d'affaires de 3,4 millions d'euros. D'après nos estimations, ce serait plutôt 100 à 130 millions d'euros de chiffre d'affaires réalisé dans l'Hexagone. "Ces chiffres sont faux, mais je ne peux pas vous donner les vrais", indique le dirigeant Europe & Afrique de Airbnb. Il invite par ailleurs à "faire la différence entre les revenus de ceux qui proposent leur logement en location, et ceux d'Airbnb".

N.G.