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345 départs volontaires prévus chez IBM France

Il n'y a plus que 9.000 collaborateurs en France.

Il n'y a plus que 9.000 collaborateurs en France. - Philippe Huguen - AFP

De source syndical, le groupe informatique souhaite le départ de 345 salariés d'ici fin octobre, soit 3% de ses effectifs en France.

IBM réduit ses effectifs en France. Le groupe informatique a annoncé mercredi 13 mai en comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire un plan de départs volontaires (PDV) visant à supprimer 345 postes dans l'Hexagone d'ici à octobre, a-t-on appris de sources syndicales. L'information avait été révélée le 7 mai par la CGT, laquelle avait dénoncé à cette occasion la "poursuite accélérée des destructions d'emplois" au sein du groupe. Le géant américain compte environ 9.000 collaborateurs dans l'Hexagone, contre plus de 26.000 à la fin des années 1990.

Pour parvenir à l'objectif fixé mercredi, l'entreprise va proposer des dispenses d'activité pour les personnes en fin de carrière, des mobilités externes et des mesures d'incitation pour les candidats au départ, a indiqué l'UNSA (1er syndicat).

Pour 2015, l'entreprise "s'est engagée sur une embauche pour deux départs" anticipés de seniors, a fait savoir la CFDT, une information confirmée par la CGT. "Ce qui est notable, c'est que la direction veut aller au plus vite" en bouclant "fin juin" le processus d'information et de consultation avec les représentants du personnel, a indiqué Jean-Michel Daire, délégué CGT. Les départs devront être réalisés au plus tard en octobre, ajoute-t-il.

Dans le détail, "les services technologiques d'infrastructure (-160) et les fonctions support (-73) représentent les deux tiers des suppressions" de postes, a précisé à l'AFP Pierry Poquet, délégué syndical central de l'UNSA. Sollicité, le groupe informatique n'avait pas commenté ces informations dans l'immédiat, le CCE extraordinaire étant toujours en cours. Les effectifs d'IBM en France ne cessent de fondre depuis plusieurs années, une tendance qui ne semble pas prête de s'inverser, craignent les syndicats.

"Une toute petite étape"

L'UNSA remarque ainsi que l'annonce de mercredi "s'inscrit dans la continuité du plan de sauvegarde de l'emploi 2013 (689 suppressions de postes), du plan de départs volontaires 2014 (438 suppressions de postes) et du plan de préretraite de fin 2014 (161 suppressions de postes)".

Or, le nouveau plan de départs "n'est qu'une toute petite étape" du "plan prévisionnel triennal (2015-2017, NDLR) qui prévoit au global 929 suppressions de postes", écrit l'UNSA sur son site internet. "Compte tenu des prévisions d'embauches annoncées", le syndicat "estime qu'il faudra procéder à des départs d'environ 1.500 personnes pour atteindre" cet objectif.

Par ces "plans successifs", la société est "rentrée dans une spirale dangereuse", relève Bruno Salvador, élu CGT au CCE. Avec la baisse continue des effectifs, "on n'a plus les moyens ni les compétences pour répondre aux nouveaux appels d'offres", soupire-t-il.

D. L. avec AFP