BFM Business

Les ambitions retrouvées d'Alstom

"Le "nouvel Alstom" présentait mardi soir ses perspectives à l'horizon 2020, et le groupe, totalement recentré sur les transports, affirme avoir les moyens de garder de grandes ambitions."

C'est bien une aventure mondiale que veut continuer à raconter Alstom. La société a beau se concentrer maintenant exclusivement sur les transports, elle veut faire de cette faiblesse apparente, une force réelle. Et le secteur pourrait bien lui donner raison. En effet, positionné sur un marché en croissance (2,8% en 2014) avec une concurrence encore fragile, le groupe industriel français peut très vite devenir un leader et ambitionne d'ailleurs d'être "le numéro un ou deux sur tous les continents".

Pour ce faire, l’entreprise présidée par Henri Poupart-Lafarge s’est fixée des objectifs financiers ambitieux, à savoir réaliser une croissance organique de 5% par an du chiffre d’affaires ainsi qu’atteindre une marge d’exploitation ajustée d’environ 7% à l’horizon 2020. Un plan audacieux que n’a pas manqué de saluer les investisseurs, l’action engrangeant près de 4% à 23,8 euros ce mercredi à la Bourse de Paris.

Réductions de coûts au menu

Si Alstom souhaite également se renforcer dans des "sites industriels et des partenariats stratégiques à travers le monde", en investissant près de 300 millions d'euros, il veut dans le même temps "réduire ses coûts pour compenser la baisse des prix au niveau mondial et contribuer à l'amélioration des marges", avec des "économies en termes d'achats (qui) devraient s'élever à 250 millions d'euros par an".

Désormais sur les bons rails, le groupe compte se différencier de ses concurrents, et notamment chinois, sur les services, la signalisation ainsi que la maintenance afin de prendre une avance décisive.

Dorothée Balsan avec S.B