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Tous les salariés de Vinci en France vont devenir actionnaires du groupe

"Il est important de jeter des passerelles entre le monde du salariat et le monde du capital" a expliqué le patron du groupe, Xavier Huillard, sur BFM Business.

Vinci a le sourire. Le groupe français vient d'annoncer ses résultats et affiche un chiffre d'affaires en hausse en 2019 : 48 milliards d'euros contre 43,5 milliards en 2018, soit une croissance de 10,4%.

L'entreprise profite aussi de ces bons résultats pour annoncer une décision qui pourrait faire des émules. Tous ses salariés en France vont devenir actionnaires de Vinci. "C'est quelque chose que nous développons de façon constante depuis 25 ans" explique Xavier Huillard, PDG de Vinci, invité sur le plateau de Good Morning Business. "Nous sommes un des groupes qui a le plus développé ce qu'on appelle l'actionnariat salarié".

"Tous nos salariés français, sans exception"

"Nous avions déjà un nombre appréciable de nos 100.000 salariés français qui étaient actionnaires", poursuit-il. "Nous avons profité d'une disposition de la loi PACTE pour faire qu'on appelle un abondement unilatéral et la conséquence, c'est que tous nos salariés français, sans exception, sont actionnaires de Vinci." Déjà, au niveau mondial, "nous avons quelque chose comme 150.000 de nos salariés qui sont actionnaires de Vinci."

"Moi je suis convaincu qu'il faut que nous développions tous ces processus parce qu'il est important de jeter des passerelles entre le monde du salariat et le monde du capital" insiste Xavier Huillard.

Un des objectifs de la loi PACTE était d'encourager l'actionnariat dans les entreprises, notamment via un abondement unilatéral du Plan d'Epargne d'Entreprise (PEE). Cela permet à un employeur de réaliser des versements destinés à l'achat d'actions ou de certificats d'investissements émis par l'entreprise. De sorte que les salariés peuvent devenir actionnaires sans même avoir besoin d'y mettre de leur poche.

Thomas Leroy