BFM Business

Les Français peuvent donner leur avis sur la mise en service de la cuve de l'EPR de Flamanville

L'EPR de Flamanville doit s'ajouter aux deux réacteurs déjà en activité sur le site. (image d'illustration)

L'EPR de Flamanville doit s'ajouter aux deux réacteurs déjà en activité sur le site. (image d'illustration) - Charly Triballeau - AFP

Jusqu'au 24 septembre, l'Autorité de sûreté nucléaire recueille l'avis des Français quant à la mise en service de la cuve du réacteur nucléaire de nouvelle génération construit à Flamanville. Un élément frappé de malfaçons.

Pro-nucléaire comme anti-nucléaire vont pouvoir s'exprimer. En effet, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s'enquiert de l'avis des Français via une consultation ouverte en ligne à tous les citoyens du 3 au 24 septembre.

Cet appel à contribution ne porte pas la pertinence du nucléaire dans le mix énergétique français mais sur un point très précis et technique concernant la construction de l'EPR (réacteur à eau pressurisée de troisième génération) de Flamanville (Manche). Un chantier démarré en 2007 et qui ne cesse de prendre du retard en raison de la découverte de malfaçons sur plusieurs éléments de construction, notamment sur la cuve du futur réacteur. 

En 2015, le gendarme nucléaire a détecté des "anomalies de fabrication" sur le couvercle et le fond de cette cuve (appelée à accueillir le combustible nucléaire). La composition de l'acier intégré comportant trop de carbone. 

Les citoyens associés à la prise de décision

"Après avoir rendu, en 2017, un avis sur l’anomalie de la composition chimique de l’acier du couvercle et du fond de la cuve, l’ASN a poursuivi l’évaluation d’ensemble de la cuve. Sur cette base, l’ASN a établi un projet de décision autorisant la mise en service et l’utilisation de cet équipement", est-il écrit sur le site du gendarme du nucléaire.

Désormais, l'ASN cherche à recueillir l'avis des citoyens français en soumettant "à la consultation du public un projet de décision autorisant la mise en service et l'utilisation de la cuve du réacteur EPR de Flamanville". Cette consultation est accompagnée de documents pouvant être consultés par le public.

Quelle que soit l'issue de cette consultation, le gendarme du nucléaire précise que "l'utilisation du couvercle actuel de la cuve n'est pas autorisée au-delà du 31 décembre 2024". En outre, il informe les répondants que, selon Framatome le fabricant de la cuve incriminée, "la réparation ou le remplacement des composants concernés n'est pas raisonnablement envisageable".

Antonin Moriscot