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Royal assure que Hollande signera le décret de fermeture de Fessenheim

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- - Philippe Hugen - AFP

La ministre de l'Écologie a considéré que la délibération jeudi du conseil d'administration d'EDF permettait de prendre avant la fin du quinquennat Hollande le décret actant la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne.

La ministre de l'Écologie Ségolène Royal a jugé sur RTL qu'après la délibération du conseil d'administration d'EDF, le décret de fermeture de la centrale de Fessenheim pouvait être signé avant la fin du quinquennat Hollande. "Il le sera, j'en prends l'engagement aujourd'hui", a-t-elle affirmé.

"Ce décret sera pris, je l'ai d'ailleurs déjà mis en rédaction", a-t-elle insisté. 

Interrogée sur la décision alambiquée prise par le conseil d'administration d'EDF jeudi, elle a considéré que cette délibération confirmait la fermeture de la centrale alsacienne.

Une décision qui "vaut demande"

"Cette délibération dit clairement que la centrale devra fermer en 2018 et par conséquent cela n'a rien changé par rapport à la délibération précédente", a-t-elle affirmé.

Alors que selon plusieurs observateurs, le conseil d'administration d'EDF a, de façon indirecte, repoussé la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, Ségolène Royal a livré une autre interprétation.

"Je considère que la décision (du conseil d'administration d'EDF) vaut demande, et ce décret sera pris". 

Interrogée par ailleurs, sur la possibilité que François Fillon ou Marine Le Pen revienne sur cette décision une fois au pouvoir, Ségolène Royal a assuré qu'ils devraient pour cela "changer la loi". 

"Ils ne pourront pas revenir sur cette interdiction sauf à changer la loi. Tout gouvernement qui arrive pour démolir ce qu'à fait le gouvernement précédent. Mais je pense qu'ils ne le feront pas car c'est dans l'intérêt de l'entreprise", a-t-elle développé. 

Pierre Laurent "n'approuve pas" la fermeture de Fessenheim

Invité de BFMTV et RMC ce vendredi, le patron du Parti communiste a exprimé son désaccord avec la stratégie gouvernementale. "Je n’approuve pas cette fermeture. Je pense que le pilotage de la filière nucléaire est catastrophique, et je pense que le gouvernement fait à peu près n’importe quoi sur le sujet", a ainsi indiqué Pierre Laurent, qui a assumé une nouvelle fois une divergence avec Jean-Luc Mélenchon sur le sujet du nucléaire.

J.M.