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Paris ne veut plus sur son territoire que des événements 100% écolos

À l'image de ce qui a été réalisé à l'occasion de la COP21, la ville de Paris ne veut plus accueillir que des événements éco-reponsables. (image d'illustration)

À l'image de ce qui a été réalisé à l'occasion de la COP21, la ville de Paris ne veut plus accueillir que des événements éco-reponsables. (image d'illustration) - Loïc Venance - AFP

Applicable dès cette année, une "charte des événements éco-responsables" ayant pour but de réduire l’impact environnemental des manifestations publiques vient d’être édictée par la ville de Paris.

Terminé les lâchers de ballons dans le ciel ou la distribution de milliers de flyers à la sortie des bouches de métro. Alors que chaque année, plus de 2.000 manifestations sportives, culturelles, économiques ou associatives sont organisées sur son territoire, la ville de Paris, désormais armée de sa "charte des événements éco-responsables", va faire en sorte que ces rendez-vous diminuent considérablement leur impact environnemental, et ce de la conception jusqu’au démontage des installations. La municipalité dirigée par Anne Hidalgo explique qu’il s’agit d’amorcer une transition écologique visant à "passer d’une société du jetable à une société du durable"

Pour y parvenir, les services de la ville ont donc engagé une réflexion de plusieurs mois avec des ONG et surtout les professionnels du secteur, principaux concernés par les nouvelles mesures mises en place. L’élue EELV Célia Blauel explique que cette charte entend définir une "série de bonnes pratiques à adopter". L’adjointe à l’environnement précise encore que ce document va entrer progressivement en vigueur, avec "un rôle informatif et pédagogique" en 2016. Mais dès 2017, celui-ci possédera un rôle "contraignant et opposable". 

8 points clés à respecter

Dans la pratique, les organisateurs de manifestations publiques (festivals, événements sportifs …) vont devoir respecter au moins l’un des huit objectifs clairement définis. Pour les aider, ceux-ci sont accompagnés d’exemples concrets.

Dans sa charte, la mairie demande par exemple à ces professionnels de lutter contre la pollution en localisant leurs événements sur des sites facilement accessibles en transports en commun. Parallèlement, ceux-ci sont également incités à privilégier toute forme de communication numérique (emailing, SMS, billetterie électronique). Autre exemple, concernant la restauration, les organisateurs sont encouragés à privilégier, si possible, les circuits courts d'approvisionnement et à proposer une vaisselle biodégradable ou consignée aux participants.

Gare aux professionnels qui seraient récalcitrants, et qui ne respecteraient donc pas au moins l'un des points présentés dans le document. Célia Blauel l’affirme, ceux-ci pourraient alors "se voir refuser toute demande de site dans Paris" et ce, pour une durée "allant jusqu’à un an". 

Antonin Moriscot