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Les investissements d'avenir pour la transition énergétique

L'Exotrack d'Exosun permet d'augmenter de 20 à 40 % la production d une centrale solaire: l'un des projets mis en avant dans le cadre des investissements d'avenir

L'Exotrack d'Exosun permet d'augmenter de 20 à 40 % la production d une centrale solaire: l'un des projets mis en avant dans le cadre des investissements d'avenir - -

Louis Gallois, commissaire général à l'investissement, a dressé ce mardi un état des lieux qui se veut encourageant sur le programme d'investissements d'avenir. Ainsi, 2,3 milliards sont consacrés à la transition énergétique et écologique avec l'ambition de soutenir la recherche dans ce domaine.

"L'objectif n'est pas de couvrir la France d'éoliennes et de panneaux solaires mais de faire des têtes de pont en matière d innovation."

Louis Gallois plante le décor en introduction de la présentation des projets soutenus dans le cadre des investissements d'avenir. Pour rappel ce sont plus de 12 milliards d'euros qui seront dédiés au deuxième programme sur 10 ans. 2,3 milliards sont spécifiquement consacrés à la transition énergétique et écologique avec l'ambition de soutenir la recherche dans ce domaine et d'aboutir à la mise en place de consortiums.

"Il est nécessaire de soutenir l'émergence d'une offre industrielle. Les industriels doivent être en mesure de répondre à la demande" précise Louis Gallois. Ce 29 octobre au Commissariat général à l'investissement quatre nouveaux projets ont été officiellement signés. Trois ambitions majeures sont affichées: valoriser l'énergie solaire, renforcer l'efficacité énergétique et promouvoir la ville durable. C'est ainsi que devant un parterre de choix se sont succédé les porteurs de projets lancés ces derniers mois.

L'innovation à l'honneur

Le solaire est peu développé en France, il représente la 4ème source d'énergie renouvelable dans le pays mais le marché est en plein développement à l'international. Les entreprises valorisées misent donc sur l'export. C'est le cas avec le projet Guépard porté par Soitec ou encore l'Exotrack d'Exosun. La preuve, comme le souligne Bruno Lechevin président de l Ademe ,que les TPE-PME tiennent une place de poids dans ces projets. Elles représentent la moitié des entreprises bénéficiaires.

Les compteurs intelligents font beaucoup parler d'eux. Le programme Smart Electric Lyon étudie les usages de l'énergie électrique. Il sensibilise 25 000 foyers qui expérimentent un bilan de leur consommation en euros et kwh. Enfin la ville durable apparaît comme le Graal de cette transition. C'est ainsi qu'à Marne-La-Vallée avec Efficacity, des travaux sont engagés sur un nouveau bâti collectif, le couplage de flux énergétiques ou encore des liaisons optimisées entre transport, énergie et services.

Des résultats encore incertains

Autant d'exemples qui se veulent une preuve vivante de l'engagement de l’État dans ce domaine alors que l'écologie ne semble plus une priorité et où l'écotaxe est suspendue. Tout cela n'est pas sans risque rappelle prudemment Louis Gallois. Il parle ainsi d'une prise de risque dans les énergies marines en particulier les hydroliennes.

Pour Bruno Lechevin, "il faut mobiliser des dizaines de millions d'euros pour des résultats encore incertains mais les entrepreneurs en sont conscients." La donne change aussi avec la mise en place d une clause d'éco-conditionnalité dans les critères de sélection. Les projets ne doivent pas dégrader l'environnement mais bien améliorer sa protection.

Nathalie Croisé de BFM Business