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Le Japon bientôt au chevet du nucléaire français?

Le gouvernement s'emploie à restructurer le secteur nucléaire français, et notamment Areva.

Le gouvernement s'emploie à restructurer le secteur nucléaire français, et notamment Areva. - Eric Piermont - AFP

En visite au Japon, Manuel Valls a proposé à son homologue Shinzo Abe que l'industrie japonaise participe à la restructuration de la filière nucléaire française. Un investissement dans Areva est notamment évoqué.

Areva pourrait bientôt être fixé sur son sort. Manuel Valls a en effet annoncé lundi avoir proposé à son homologue japonais Shinzo Abe la participation de l'industrie japonaise à la restructuration du secteur nucléaire français.

La société japonaise Mitsubishi Heavy Industries avait annoncé en septembre avoir entamé des discussions avec Areva et EDF en vue de prendre une participation dans la filiale d'Areva chargée de la construction des réacteurs nucléaires, Areva NP. De son côté, EDF avait accepté de racheter entre 51% et 75% du capital d'Areva NP et avait dit à cette occasion être à la recherche de partenaires minoritaires.

Le gouvernement pose ses conditions

Toutefois, le gouvernement français a fait savoir ce lundi qu'il souhaitait qu'Areva et EDF conservent 66% de cette filiale, avec 51% pour EDF et 15% pour Areva. 

Le président de Mitsubishi Heavy Industries, Shunichi Miyanaga, avait déclaré en juin à un journal japonais être disposé à investir dans Areva si le gouvernement français venait à le lui demander. Areva et Mitsubishi travaillent déjà ensemble à la construction d'une centrale nucléaire en Turquie.

Manuel Valls, lui, effectue jusqu'à mardi un déplacement de trois jours au Japon, le premier investisseur asiatique en France, où il est notamment accompagné par son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron.

Y.D. avec Reuters