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La hausse du prix du pétrole sera de courte durée selon le PDG de Total

Le patron de Total n'a pas donné plus de précisions sur le calendrier de ces futures restructurations.

Le patron de Total n'a pas donné plus de précisions sur le calendrier de ces futures restructurations. - -

Le patron du géant pétrolier a évoqué les hausses des prix du pétrole et de nouvelles restructurations dans les raffineries en France, ce vendredi 30 août, lors de l'Université d'été du Medef,

La hausse des prix du pétrole sera de courte durée et le brut devrait s'établir à long terme autour de 100 à 110 dollars, a estimé, vendredi 30 août, le PDG de Total, Christophe de Margerie, lors de l'Université du Medef. Le court du baril de brut léger était de 108,18 dollars ce vendredi, en repli de 0,58%.

La hausse actuelle liée à la situation en Syrie est "à mon avis temporaire, c'est une réaction du marché qui s'inquiète car il s'agit d'une région ( le Moyen Orient) d'ou vient 40% du pétrole mondial (...) Mais je pense que les prix redescendront aussi vite qu'ils sont montés", a ajouté le patron de Total. "Les prix du pétrole sont sur le long terme stables, il y a une offre bien suffisante pour couvrir la demande".

"Bien être général"

Christophe de Margerie a par ailleurs affirmé. "Un chef d'entreprise n'est pas là pour faire de la politique, il est là pour faire progresser sa société et faire en sorte qu'il participe au bien-être général". 

"En France certainement c'est possible, même si cela nécessite encore un certain nombre de restructurations et vous savez que Total sera amené comme d'autres à en faire", a-t-il précisément lâché.

La déclaration intervient alors que le groupe a convoqué pour mercredi 4 seprembre un CCE concernant un "projet d'avenir" pour le site pétrochimique de Carling en Moselle.

Selon des sources syndicales, Total pourrait annoncer l'arrêt du vapocraqueur, la principale installation du site, et la suppression de quelque 200 emplois nets sur les 550 existants du site, dans un secteur pétrochimique européen à la peine. Le groupe s'est refusé à tout commentaire.

"Une mutation profonde"

Par ailleurs, Christophe de Margerie s'est livré à un appel au redressement économique de la France, dénonçant un "problème d'attitude" et appelant à "arrêter de considérer que la mondialisation est un mal". "Non, notre pays n'est pas en décadence mais il doit se reprendre en main", a-t-il lancé.

Le PDG de Total avait tenu des propos similaires aux Echos du jeudi 29 août. "Oui l’adaptation de nos systèmes industriels amène nécessairement à diminuer le nombre de salariés par unité. Est-ce que cela veut dire qu’il ne faut rien faire et préserver coûte que coûte des sites en déclin ? Evidemment non !", déclarait-il.

Il évoquait "une mutation profonde", "seule façon de pérenniser des sites industriels" sur le territoire français."Le redressement productif dont on nous parle tant passe par un redéploiement industriel intelligent, basé sur l’innovation et la valeur ajoutée, et certainement pas sur un secteur manufacturier primaire et non compétitif", avait-il affirmé.

J.M. avec agences