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L'aviation civile s'engage à lutter contre le réchauffement climatique

Réunis en congrès à Montréal, les acteurs de l'aviation se sont engagés à réduire leurs émissions polluantes. (image d'illustration)

Réunis en congrès à Montréal, les acteurs de l'aviation se sont engagés à réduire leurs émissions polluantes. (image d'illustration) - jbarcena - Flickr - CC

En adoptant un accord visant à limiter leurs émissions carbone, les États membres de l'OACI ont fait de l'aéronautique le premier secteur à s'engager concrètement contre le réchauffement climatique.

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) vient de vivre un "moment historique" selon les mots du Malaisien Azharuddin Abdul Rahman qui présidait, jeudi 6 octobre à Montréal (Canada), la session plénière de l'assemblée triennale de l'organisation.

Cet accord est obtenu au lendemain de l'assurance de l'entrée en vigueur, dans moins d'un mois, de l'accord de Paris sur le climat après avoir satisfait aux critères minimum de pays et de volumes d'émissions pour sa mise en oeuvre.

Si le secteur aérien n'est pas inclus dans l'accord issu de la COP21, il doit cependant faire sa part dans le domaine environnemental. En dépit de la croissance attendue du trafic aérien, l'aviation civile s'engage donc à limiter le volume des émissions de gaz à effet de serre grâce notamment au développement des biocarburants et à des moteurs moins gourmands.

Une phase expérimentale dès 2021

L'accord trouvé par les États membres de l'OACI prévoit la mise en place dès 2021 d'un mécanisme de limitation des émissions de gaz à effet de serre sur les volumes qui seront observés en 2020. Cette décision a été entérinée en dépit des réserves émises par la Russie, l'Inde ou encore la Chine.

Quelque 64 pays ont déjà donné leur accord pour participer, dès 2021, à cette phase expérimentale avec la mise en place d'une mesure mondiale basée sur le marché. Concrètement, ce système permettra aux compagnies aériennes d'acheter des crédits carbone auprès d'autres secteurs économiques sur une bourse aux échanges. 

La mise en oeuvre de cette mesure, d'abord basée sur le volontariat, deviendra obligatoire après 2027. Seuls les pays les plus pauvres, les micros États ou ceux qui pèsent moins de 0,5% du trafic mondial de passagers en seront exemptés.

A.M. avec AFP