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Jean-Louis Chaussade (Suez):"la crise n'est pas derrière nous"

Jean-Louis Chaussade a notamment expliqué pourquoi le bénéfice de son groupe s'envole alors que le chiffre d'affaires recule.

Jean-Louis Chaussade a notamment expliqué pourquoi le bénéfice de son groupe s'envole alors que le chiffre d'affaires recule. - -

Le directeur général de Suez Environnement était l'invité de BFM Business, ce jeudi 20 février. Il est notamment revenu sur les résultats et les perspectives de son entreprise.

Les résultats 2013 de Suez Environnement, publiés ce jeudi 20 février, sont paradoxaux. Si le chiffre d'affaires recule de 3%, le bénéfice net a bondi de 40% à 352 millions d'euros.

Invité de BFM Business ce même jour, son directeur général, Jean-Louis Chaussade a livré plusieurs éléments d'explication. Tout d'abord "l'année dernière, nous avions pris un certain nombre de provisions pour faire face à des dépréciations", a-t-il rappelé, invoquant ainsi un effet de base.

Ensuite, "nous avons réussi à améliorer nos marges de 16,2% à 17,2%, la profitabilité de l'entreprise a donc augmenté", déduit-il, ajoutant que les résultats sont la combinaison "d'une bonne tenue face à la crise et d'une bonne gestion pour maîtriser nos coûts".

Le redressement sera "plutôt lent"

Car Jean-Louis Chaussade juge que "la crise n'est pas derrière nous".
"Nous sommes un indicateur assez avancé de la production industrielle et ce que nous voyons, c'est que tout au long de l'année 2013, il y a eu une réduction de la baisse", a-t-il développé.

Avant de poursuivre: "nous sommes sur un pallier et la question est de savoir quelle est la pente du redressement. Selon moi, elle est plutôt lente, mais je pense qu'on est reparti en territoire vert".

Il a ensuite indiqué que la France, l'Europe et l'Internatioal comptent chacun pour environ un tiers du chiffre d'affaires de sa société. Concernant la France, "l'activité eau résiste beaucoup mieux à la crise que la partie collecte et traitement des déchets". Mais malgré cette cojoncture peu évidente "nous n'hésiterons pas à continuer d'investir", a-t-il assuré. "Je crois à l'Europe et je pense qu'il y aura des opportunités sur ce continent", a-t-il insisté.

20 millions d'euros provenant du CICE

Alors que le CICE a littéralement sauvé les résultats annuels du groupe La Poste, Jean-Louis Chaussade a indiqué que "le CICE représentait, en 2013, un peu plus de 20 millions d'euros (pour son groupe, soit 10 fois moins que La Poste, ndlr), c'est significatif", a-t-il fait valoir.

"Mais je suis plutôt favorable à une baisses des charges", a-t-il nuancé, ajoutant que bien qu'il trouve que le CICE était une bonne idée "je ne voudrais que l'on s'éloigne du chemin qui est de dire 'baissons les charges des entreprises'".

J.M.