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Gaz de schiste: Royal ne ferme pas la porte

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie souhaite la mise en place d'un procédé non dangereux d'extraction du gaz de schiste.

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie souhaite la mise en place d'un procédé non dangereux d'extraction du gaz de schiste. - -

La France a "raison" d'appliquer le principe de précaution, selon la ministre de l'Ecologie. Mais elle n'est pas opposée sur le principe à l'extraction du gaz de schiste, à condition d'utiliser des méthodes "non dangereuses".

Ségolène Royal ne ferme pas totalement la porte à l'extraction du gaz de schiste. La ministre de l'Ecologie et de l'Energie pose cependant une condition: "de nouvelles technologies non dangereuses" doivent apparaître, a-t-elle déclaré dans un entretien paru vendredi 23 mai dans Le Parisien (article payant).

"Pourquoi pas?"

"Compte tenu des incertitudes, la France a raison d'appliquer le principe de précaution", insiste la ministre, rappelant que "pour extraire le gaz, il faut en effet provoquer des explosions souterraines dont on ne maîtrise pas l'impact".

"On ne sait pas si ces fracturations hydrauliques ne risquent pas de provoquer des fuites de gaz dans les nappes phréatiques et de contaminer l'eau potable", ajoute Ségolène Royal. Toutefois, poursuit-elle, "moi, je ne suis pas dogmatique et si de nouvelles technologies non dangereuses apparaissent, pourquoi pas ?".

Déjà, en 2011, l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007 avait jugé "nécessaire de poursuivre la recherche sur les procédés d'extraction propres à long terme".

M.K. avec AFP