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Engie va supprimer plus de 600 emplois

Le groupe français va supprimer 618 postes.

Le groupe français va supprimer 618 postes. - ERIC PIERMONT / AFP

Dans le cadre de la réorganisation de ses fonctions support, le groupe français prévoit la suppression de 618 postes, selon les syndicats.

Engie a annoncé ce mercredi la suppression de plusieurs centaines de postes dans le cadre de la réorganisation de ses fonctions support, avec au total 618 salariés impactés en France, Belgique et Royaume-Uni, a-t-on appris de sources syndicales.

Le plus gros de ces suppressions de postes, qui seront réalisées via des départs volontaires, des mobilités internes et des retraites anticipées, touchera la France où 416 salariés sont impactés, ont précisé à l'AFP ces sources syndicales.

En Belgique, 126 salariés sont concernés et 76 au Royaume-Uni, où tout l'effectif sera impacté et la structure fermée. Parallèlement, une centaine de créations de postes sont prévues, essentiellement en France (104), selon une source syndicale. Le groupe, engagé dans un vaste plan de transformation et d'économies sur trois ans, a fait cette annonce à l'occasion d'un comité européen mercredi. Il présentera cette restructuration jeudi aux instances locales, avec en France la réunion d'un comité central d'entreprise.

"Aucun licenciement"

Interrogé par l'AFP, le géant français de l'énergie a simplement confirmé qu'un "projet de nouvelle organisation du siège est présenté aujourd'hui (mercredi) et demain (jeudi) aux instances représentatives du personnel du groupe". "Cette évolution reposera sur le seul principe du volontariat et ne conduira à aucun licenciement", a ajouté Engie. Des négociations sont déjà en cours sur les mesures d'accompagnement, ont précisé les sources syndicales. 

Le fournisseur français d'électricité et de gaz travaillait depuis cet automne sur la restructuration de ses fonctions support (RH, juridique, marketing, finances...). Les suppressions de postes annoncées représentent 30% de l'effectif dédié en France, 50% en Belgique et 100% au Royaume-Uni. Même si cette réduction d'effectifs était attendue, la CFE-CGC s'est dite surprise par son "ampleur". "Cela semble énorme. On sera vigilant sur l'accompagnement qui sera mis en place et sur un vrai volontariat", a déclaré à l'AFP son représentant Hamid Ait Ghezala. Pour les salariés qui restent, la CFE-CGC sera aussi très attentive "aux efforts de formation et d'adaptation" mis en oeuvre, a-t-il ajouté. 

Pour la coordination CGT du groupe, qui s'inquiète des "risques" du plan de départs volontaires annoncé, la direction de l'énergéticien "doit garantir l'absence de départs contraints et la possibilité de reclassement de tous les salariés concernés". "De tels plans se terminent souvent mal", souligne la CGT dans un communiqué, en évoquant "un risque majeur de pression managériale pour forcer la main des salariés". Faute de départs en nombre suffisant, il est aussi "à craindre un plan de licenciements secs", poursuit le syndicat. 

P.L avec AFP