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Engie : un départ de l’Etat n’aurait «pas d’impact» assure Kocher

La PDG du groupe était invitée sur le plateau de 12H, l’Heure H pour évoquer la stratégie d’Engie et revenir sur la volonté du gouvernement de céder des titres.

Les grandes manœuvres, ce n’est pas encore à l’ordre du jour à Engie. C’est le message envoyé par sa PDG Isabelle Kocher, invitée sur BFM Business.

Concentrée sur le plan stratégique du groupe pour 2019-2021, toujours axé sur les énergies renouvelables, elle a balayé l’idée d’une scission du groupe, avec une sortie des infrastructures gazières.  « Ce n’est absolument pas à l’ordre du jour parce que le gaz est le meilleur ami du renouvelable » assure-t-elle, en résumant la vision actuelle de son entreprise : « avoir du gaz permet de fermer le charbon. »

Pour autant, elle confirme l’ouverture du capital de sa filiale de transport de gaz GRT Gaz à des partenaires européens. « Cela nous permettra surtout de bâtir des alliances intelligentes avec nos voisins européens » juge-t-elle. « Tous ces réseaux, il faut les optimiser à l’échelle européenne car ce sont des sujets stratégiques. » Pour quel calendrier ? « Dans les années qui viennent » se contente-t-elle de répondre.

Autre sujet important : la cession de titres. Le gouvernement ne cache pas son désir de baisser sa participation (aujourd’hui à 24%) même si les difficultés autour d’ADP n’en font plus une priorité. « Il n’y a pas de calendrier fixé par l’Etat mais Engie est prêt à tous les scénarios » assure Isabelle Kocher.

Si elle ne se prononce pas sur le bien-fondé de cette cession de titres, elle précise qu’elle n’aura « pas d’impact sur la stratégie du groupe. »