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Emmanuel Macron veut relancer la prime à la casse

Emmanuel Macron promet de verser 1.000 euros aux automobilistes se séparant d'un véhicule de plus de 16 ans. (image d'illustration)

Emmanuel Macron promet de verser 1.000 euros aux automobilistes se séparant d'un véhicule de plus de 16 ans. (image d'illustration) - Cjp24 - Wikimedia - CC

Le candidat d'En Marche! a dévoilé ce jeudi son programme de campagne. Au chapitre environnemental, il promet de subventionner, à hauteur de 1.000 euros, l'achat de véhicules neufs ou d'occasion moins polluants.

Emmanuel Macron souhaite que la France rajeunisse son parc automobile. Une action permettant -en partie- de lutter contre la pollution atmosphérique. Pour y parvenir, le candidat à l'élection présidentielle entend remettre au goût du jour la prime à la casse, un mécanisme apparu en France en 2007, à l'issue du Grenelle de l'environnement, et abandonné le 31 décembre 2010 (c.f. encadré). 

"Nous remplacerons les vieux véhicules polluants en créant une prime de 1.000 euros pour acheter un véhicule neuf ou d’occasion" peut-on lire dans le programme du candidat

Si le montant de cette subvention est connu -1.000 euros- ses modalités d'application sont plus floues.

Le site internet d'En Marche! apporte de maigres précisions, soulignant que cette aide serait réservée aux automobilistes se séparant d'un véhicule de plus de 16 ans, c'est-à-dire mettant au rebut un véhicule "fabriqué avant 2001". Quant à son versement, il sera conditionné "à l'achat d'une voiture plus écologique". Rien ne définit toutefois ce qu'est un "véhicule écologique". 

Le système du bonus-malus maintenu

En parallèle, Emmanuel Macron promet d'accélérer le déploiement des véhicules électriques et des bornes permettant leur rechargement. Ainsi que de maintenir un système du bonus-malus écologique, récompensant les véhicules les moins polluants. Là encore, les montants et les seuils de déclenchement de cette aide n'ont pas été précisés. 

Dans son programme, l'ancien ministre de l'Économie indique également vouloir mettre en œuvre "une politique de convergence des fiscalités sur l'essence et le diesel sur 5 ans". L'idée étant que la part de marché de ce carburant, jugé comme polluant, diminue peu à peu.

La prime à la casse, succès ou échec ?

Depuis le 1er avril 2015, les automobilistes français peuvent déjà bénéficier d'une subvention s'ils achètent un véhicule neuf. Appelée "prime de conversion", seuls les propriétaires mettant au rebut un véhicule diesel immatriculé avant le 1er janvier 2006 peuvent bénéficier de cette subvention dont le montant varie en fonction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) du nouveau véhicule. La prime peut aller jusqu'à 4.000 euros.

Cette aide est entourée de conditions d'accès plus restrictives que celles de l'ex-prime à la casse, arrêtée en 2011. Cette seconde prime était versée aux automobiliste dès lors qu'ils se séparaient d'un véhicule d'au moins 10 ans.

Le montant initial de cette seconde prime, lancée en 2007, était de 1.000 euros. Il a progressivement été réduit à 700 euros avant de chuter à 500 euros en juillet 2010. Selon une étude du cabinet PwC, qui jugeait son effet "limité", cette mesure avait coûté au total près d'1 milliard d'euros à l'État.

Antonin Moriscot Journaliste BFMTV