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EDF pourrait augmenter jusqu'à 8% le prix de revente de l'électricité à ses concurrents

Le tarif régulé de l'électricité nucléaire doit permettre aux concurrents d'EDF de proposer des tarifs concurrentiels.

Le tarif régulé de l'électricité nucléaire doit permettre aux concurrents d'EDF de proposer des tarifs concurrentiels. - -

Actuellement fixé à 42 euros par mégawattheure, le prix auquel EDF revend l'électricité à ses concurrents hexagonaux devrait conduire à une hausse entre 5 à 8%, a indiqué, ce 28 février, le ministère de l'Ecologie et de l'Energie.

L’Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique (Arenh) fait actuellement l'objet d'une consultation : il s'agit de réviser la méthode de calcul qui sert à fixer le prix de gros auquel EDF va revendre son électricité nucléaire à ses concurrents "alternatifs" en France. Selon le ministère de l'Ecologie et de l'Energie, le tarif, établi à 42 euros depuis le 1er janvier 2012, pourrait subir une hausse entre 5 et 8% (hors inflation) d'ici 2018.

Mais auparavant, la méthodologie retenue doit faire l'objet d'un décret qui devrait être publié d'ici la fin du mois de mars. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) s'en servira ensuite pour fixer le niveau de l'Arenh.

EDF réclame un tarif à 50 euros

Ce tarif régulé est destiné à encourager la concurrence puisque les fournisseurs alternatifs d'électricité, comme GDF Suez ou Direct Energie, peuvent tout comme EDF bénéficier de l'avantage compétitif du parc nucléaire français. Et ainsi proposer à leurs clients des tarifs concurrentiels.

Sa fixation avait donné lieu à une passe d'armes entre EDF et ses rivaux, arbitrée par l'Etat. Ces derniers jugeaient le prix trop élevé pour exercer une réelle concurrence, tandis que l'opérateur historique l'estime insuffisant et souhaite le voir atteindre progressivement 50 euros.

"Il n'y a pas d'entreprise qui puisse survivre durablement si elle est obligée à vendre un quart de sa production en dessous de son prix de revient. (...) Ou alors, il faut des compensations", avait insisté début février le PDG d'EDF, Henri Proglio.

C.C. avec AFP