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EDF et Londres proches d'un accord sur les EPR britanniques

Le PDG d'EDF, Henri Proglio, conditionne la rentabilité du projet de construction des EPR britanniques à un prix garanti de rachat de l'électricité nucléaire.

Le PDG d'EDF, Henri Proglio, conditionne la rentabilité du projet de construction des EPR britanniques à un prix garanti de rachat de l'électricité nucléaire. - -

Le groupe français et le gouvernement britannique seraient, selon le Wall Street Journal du 27 mai, proches d'un accord qui permettrait à EDF de lancer la construction de centrales nucléaires outre-Manche.

EDF, qui a en projet de construire quatre réacteurs EPR en Grande-Bretagne, serait sur le point de nouer un accord avec le gouvernement britannique, selon le Wall Street Journal de ce lundi 27 mai. Les discussions continueraient d'achopper sur le prix minimum auquel Londres s'engagerait à acheter l'électricité provenant de ces nouvelles centrales.

Selon des sources industrielles et des analystes, EDF veut un prix garanti d'au moins 100 livres par mégawatt/heure, alors que le gouvernement britannique préférerait autour de 80 livres. L'enjeu est crucial alors que les coûts de construction de l'EPR ont explosé, et que les partenaires du Français sur ce projet, comme l'Italien Centrica, ont jeté l'éponge.

Un accord sur 35 ans

Pour EDF, les tarifs de rachat garantis de l'électricité sont un moyen de s'assurer de la rentabilité de son investissement. De son côté, le gouvernement de Londres a tout intérêt à négocier les tarifs les plus bas pour satisfaire le consommateur britannique.

Déterminer le prix d'équilibre est un sacré challenge, car l'accord devrait porter sur trente-cinq ans de partenariat. De sa pertinence dépend la validation ou non du plan de financement à long terme d'EDF en Grande Bretagne. Si l’électricien français obtient gain de cause, il assure qu'il trouvera un partenaire avec qui construire les réacteurs prévus, car sa rentabilité sera alors assurée pour ce projet.

EDF n' a pas commenté les informations du journal américain de ce jour. Le mois dernier, Henri Proglio avait simplement indiqué qu'EDF poursuivait ses discussions avec le gouvernement britannique.

N.G.