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Versailles mise sur l'épicerie fine pour doper son chiffre d'affaires

Le Château de Versailles a vendu la licence de sa gamme d'épicerie fine a la société "Oh! Legumes oubliés"

Le Château de Versailles a vendu la licence de sa gamme d'épicerie fine a la société "Oh! Legumes oubliés" - -

Le Château de Versailles se lance dans la commercialisation de produits d’épicerie fine, inspirés de ceux dégustés à la cour du Roi soleil. Les recettes serviront à financer des chantiers de restauration et des manifestations culturelles.

Le Château de Versailles veut concurrencer Fauchon et Hédiard. Le célèbre monument vient de lancer sa propre marque d’épicerie fine : il s’agit de proposer aux gourmets les mets que pouvaient déguster le Roi soleil.

Ainsi, les gammes aux noms évocateurs "jardin Royal", "les gourmandise de la Reine" et "les plaisirs du Roi" recèlent des produits comme des chutney aux truffes du Périgord, des berlingots au miel ou encore une soupe de pois cassés au safran. Les produits sont disponibles au château, mais aussi en ligne, ou encore dans les épiceries fines parisiennes tels que le Bon marché et Lafayette gourmet.

Les prix sont à la hauteur du faste royal : comptez 7,35 euros pour une conserve contentant des petits pois à la coriandre, "très appréciés du Roi soleil", précise l’étiquette.

Un programme de licence de marque

Tous les produits sont garantis issus de l’agriculture biologique. Pour autant, les fruits et légumes utilisés ne sont pas cultivés sur les 815 hectares de parcs et jardin du château. Leur élaboration a été confiée à une société girondine "Oh ! Legumes Oubliés".

Le Château de Versailles a, en effet, mis en place un programme de vente de licence de marque. Pas question de dévoyer l’image du monument : toutes les licences doivent proposer des produits inspirés des collections, du décor ou encore de l’histoire du château.

Des sociétés ont ainsi obtenu le droit de vendre les mêmes caisses à oranger que celles ornant les allées du parc, ou encore de lancer des bougies parfumées baptisées "bureau de Louis XV" et ou encore "Grande Ecurie" pour les adeptes "de fragrance de cuir travaillé rehaussé de notes de safran et bois de gaiac".

Pour l'établissement public de Versailles, ces ventes de licences lui permettent d’élargir ses sources de revenus. Le château a ainsi précisé que les recettes de son nouveau rayon d’épicerie serviront au financement de chantiers de restauration, des manifestations culturelles, exposition …

Ainsi, tous ceux qui n’étaient pas tentés par le classique mécénat,qui consiste à acheter un bout de statue ou de banc, pourront toujours faire un geste en achetant un boite de petit pois.

Coralie Cathelinais