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Sponsoring: le PSG lève le voile sur son contrat en or

Jean-Claude Blanc (ici entouré par Bertrand Delanoë et Léonardo, le directeur sportif de l'équipe), a levé le voile sur le contrat de sponsoring du PSG, qui devrait lui rapporter 150 à 200 millions d'euros par an.

Jean-Claude Blanc (ici entouré par Bertrand Delanoë et Léonardo, le directeur sportif de l'équipe), a levé le voile sur le contrat de sponsoring du PSG, qui devrait lui rapporter 150 à 200 millions d'euros par an. - -

La direction du club de football parisien a dévoilé, vendredi 22 février, les contours de son contrat avec l'Autorité de développement du Qatar (QTA), qui devrait lui rapporter 150 à 200 millions d'euros par an.

On en sait maintenant un peu plus sur le contrat en or du PSG. Il s’agit en fait d’un "contrat d'image" avec l'Autorité de développement du tourisme du Qatar (QTA), qui rapportera entre 150 et 200 millions d’euros par saison au club de la capitale, pendant cinq ans. Une méthode considérée par certains comme un contournement des règles du fair-play financier, mis en place par l’UEFA.

En effet, à partir de l'année prochaine, tous les clubs européens seront obligés de présenter des comptes équilibrés et donc ne pas dépenser plus que leurs revenus.

Ce qui ne semble pas spécialement inquiéter le PSG, engagé dans une politique de recrutement dispendieuse depuis l’arrivée de propriétaires qataris à la tête du club. Ce qui lui a valu des attaques répétées de la part de Michel Platini, président de l’UEFA, ou encore du président du Bayern Munich.

Le PSG veut être un pionnier du genre

Devant quelques journalistes, la direction du club a enfin donné sa vision de cet accord, rapportée par l’agence Reuters.

"Pour sortir de la boîte, on a approché un pays qu'on connaît bien, le Qatar. Et on s'est dit : pourquoi ne pas associer l'image de ce pays au club et se rapprocher de l'organisme qui est en charge de sa promotion internationale ?", a ainsi déclaré le directeur général du club, Jean-Claude Blanc.

L'ancien président de la Juventus Turin a surtout défendu l'intérêt de QTA, pour qui le coût du contrat paraît énorme, au regard des sommes généralement engagées dans le sponsoring des clubs de football.

"Au-delà d'organiser des grands événements sportifs, d'apparaître par le biais d'une fondation sur des maillots, moi j'ai envie de m'associer à un projet de club qui n'a pas d'équivalent en Europe aujourd'hui", a-t-il poursuivi, se mettant dans la peau des dirigeants de QTA.

"Et pour poursuivre ma promotion par le sport, qui est totalement légitime, et bien je vais utiliser un club de football qui est un media ouvert, permanent, qu'il y ait match ou pas match", a-t-il poursuivi.

Le dirigeant parisien est d'ailleurs convaincu que le PSG deviendra un pionnier en la matière: "je ne suis pas certain qu'on restera les seuls très longtemps à avoir fait un accord de ce type", a-t-il conclu.

Y.D. et Reuters