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Publicis: salaire de 4,8 millions d'euros pour Maurice Levy

Le président du directoire de Publicis Maurice Levy à Davos en janvier 2011

Le président du directoire de Publicis Maurice Levy à Davos en janvier 2011 - -

Pour la première fois, le gourou de la publicité touche un salaire entièrement variable en fonction des résultats du groupe. Un salaire sur lequel les actionnaires seront consultés.

"J'ai demandé de ne fonctionner que sur une rémunération à la performance. A partir de janvier 2012, je n'aurai plus de rémunération fixe. Je veux hypermériter ma rétribution, quelle qu'elle soit", déclarait Maurice Levy fin 2011.

Depuis lors, le président du directoire de Publicis ne bénéficie donc plus d'un salaire fixe, mais uniquement d'un salaire variable, indexé sur les résultats du groupe.

En pratique, pour la première année d'application de ce nouveau système (2012), ce salaire variable va s'élever à 4,8 millions d'euros bruts, indiquent les comptes 2012. C'est donc quasiment le maximum prévu (5 millions d'euros).

Plafond atteint

Les trois années précédentes, le gourou de la publicité avait touché un salaire inférieur: il s'élevait à 3,6 millions d'euros, répartis entre 900.000 euros de salaire fixe, et 2,7 millions d'euros de salaire variable. A noter que cette part variable avait atteint à chaque fois le maximum possible (2,7 millions d'euros).

Toutefois, la société indique que la comparaison entre les deux systèmes de rémunération doit aussi tenir compte de l'attribution d'actions, de stock options, et du fameux bonus différé de 16 millions d'euros qui avait fait couler beaucoup d'encre il y a un an. En tenant compte de tous ces à-côtés, Maurice Levy aurait touché en réalité 6,6 millions d'euros par an les trois années précédentes.

Les actionnaires consultés

En outre, Publicis a adopté une démarche originale: lors de l'assemblée générale du 29 mai, l'agence de publicité va soumettre pour la première fois au vote de ses actionnaires la rémunération de Maurice Levy et d'Elisabeth Badinter, présidente du conseil de surveillance. Ce vote qui n'est encore pas obligatoire en France, et qui sera consultatif, mais la société a indiqué aux Echos qu'elle tiendrait compte d'un vote négatif.

A noter que l'an dernier, Maurice Levy a aussi exercé pour 16,5 millions d'euros de stock options, et touché son fameux bonus différé de 16 millions d'euros.

De son côté, le salaire fixe d'Elisabeth Badinter a été augmenté de 31% en novembre, passant de 182.939 à 240.000 euros par an. La société souligne que ce salaire n'avait pas été augmenté depuis 1996.

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Jamal Henni