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Les pertes du tourisme français à cause du coronavirus sont déjà abyssales

La DGCCRF publie les conseils à suivre pour éviter les arnaques en vacances

La DGCCRF publie les conseils à suivre pour éviter les arnaques en vacances - Pascal GUYOT / AFP

Selon les calculs du cabinet Protourisme, le manque à gagner depuis le 15 mars se hisse à 30 milliards d'euros pour le secteur. Et les perspectives pour la suite ne sont pas optimistes.

Les chiffres donnent le vertige. L'impact pour la filière tourisme des mesures de confinement et de restrictions des déplacements atteint au total 30 milliards d'euros de chiffre d'affaires perdu depuis le 15 mars, selon les calculs du cabinet Protourisme.

Dans le détail, ce sont:

- Plus de 10 milliards d’euros de perdus pour la restauration commerciale,

- Plus de 8 milliards d’euros envolés pour les hébergements marchands (hôtels, campings, résidences de tourisme, hébergements collectifs, locations de meublés…),

- Près de 6 milliards d’euros de manque à gagner pour la filière transport (SNCF, compagnies aériennes françaises, transporteurs…),

- Près de 3 milliards d’euros de perdu pour le secteur des agences de voyages et des tour-opérateurs,

- Près de 3 milliards d’euros pour le secteur de l’évènementiel, des congrès, des rencontres professionnelles,

- Plus de 1 milliard d’euros pour le secteur des sites de visite, des prestataires d’activités…

- Et près de 1 milliard d’euros pour le secteur des parcs de loisirs dont les parcs à thème.

28% de retard dans les réservations pour cet été

Et les perspectives restent encore très sombres. Malgré le déconfinement, le secteur craint que "les règles de distanciation sociale et les contraintes des protocoles sanitaires (restreignent) la capacité d’accueil et risquent, si elles s’avéraient trop contraignantes, d’accroître les pertes déjà considérables. Suivant les acteurs et le niveau de contraintes, le chiffre d’affaires devrait être amputé de 10% à 60%, ce qui rendrait l’exploitation non viable pour les plus pénalisés" commente Didier Arino, directeur général du cabinet Protourisme.

Concrètement, même si une majorité de Français entend bien partir en vacances cet été, les réservations pour juillet-août accusent un retard en moyenne de 28% (-15% à -40% en juillet et -20% à -45% en août suivant les acteurs), selon l'observatoire du cabinet.

L’incertitude est accrue pour ceux qui accueillent des clientèles étrangères qui ne savent pas si elles pourront se rendre sur notre territoire cet été (elles représentent habituellement 25% des nuitées dans les hébergements des professionnels en été).

Olivier Chicheportiche